Frise chronologique
vers 1750
Construction du logis
Construction du logis
vers 1750 (≈ 1750)
Édifié par Jean-Baptiste Le Vicomte, inspiré de Gabriel.
1791
Martèlement des armoiries
Martèlement des armoiries
1791 (≈ 1791)
Destruction symbolique pendant la Révolution.
15 juin 1964
Inscription du colombier
Inscription du colombier
15 juin 1964 (≈ 1964)
Première protection officielle du monument.
13 octobre 1982
Classement du colombier
Classement du colombier
13 octobre 1982 (≈ 1982)
Protection renforcée du patrimoine médiéval.
22 mars 2002
Extension de la protection
Extension de la protection
22 mars 2002 (≈ 2002)
Façades, toitures et salons intérieurs inscrits.
30 janvier 2020
Inscription globale du domaine
Inscription globale du domaine
30 janvier 2020 (≈ 2020)
Château, chapelle, parc et dépendances protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le colombier du château (cad. A 1123) : classement par arrêté du 13 octobre 1982 ; Le château de la Houssaye, à savoir le logis en totalité, la chapelle en totalité, le bâtiment des dépendances incluant les vestiges de l'ancien manoir en totalité, l'ancien moulin en totalité, les cours, jardins et parc pour leurs sols d'assiette et dispositions architecturées (murs, portails, terrasses, fossés, escaliers, saut-de-loup, allées, etc.), figurant au cadastre, section A parcelles n° 1121, 1122, 1124 (sauf abri de jardin), 1125, 1126, 1127, 1128, 1129 (sauf bâtiments récents situés au nord-ouest), 1130, 1856, et section ZA parcelle n° 143 (perspective plantée d’arbres et ancien moulin) et figuré sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 30 janvier 2020
Personnages clés
| Jean-Baptiste Le Vicomte - Commanditaire du château |
Président au Parlement de Bretagne. |
| Commandeur de Brilhac - Architecte amateur |
Inspiré par Jacques V Gabriel. |
Origine et histoire
Le château de la Houssaye, situé à Quessoy dans les Côtes-d’Armor, est un édifice emblématique du milieu du XVIIIe siècle. Le logis actuel fut construit vers 1750 à l’initiative de Jean-Baptiste Le Vicomte, président à mortier du Parlement de Bretagne. La conception est attribuée au Commandeur de Brilhac, prêtre et architecte amateur inspiré par Jacques V Gabriel. Le pavillon central, autrefois orné des armes de la famille Le Vicomte, vit ses blasons martelés en 1791 pendant la Révolution française. Ce monument conserve également des traces d’un château antérieur, notamment un colombier, une chapelle et un ancien manoir reconverti en bâtiment agricole.
Le colombier, élément le plus ancien, fut inscrit aux monuments historiques en 1964 puis classé en 1982. En 2002, la protection s’étendit aux façades, toitures du logis et deux salons intérieurs avec leurs boiseries d’origine. Une inscription complémentaire en 2020 couvrit l’ensemble du domaine, incluant la chapelle, les dépendances, les jardins à la française, un potager et un verger. À l’intérieur, les salons et une salle à manger présentent des décors remarquables : boiseries, lambris à moulures courbes et une cheminée en bois. Le parc, recomposé au début du XXe siècle, offre une perspective arborée et des aménagements paysagers typiques de l’époque.
Le château illustre l’architecture aristocratique bretonne du XVIIIe siècle, mêlant influences classiques et héritages médiévaux. Son histoire reflète les bouleversements politiques de la Révolution, avec la destruction symbolique des armoiries seigneuriales. Aujourd’hui propriété privée, le domaine allie patrimoine bâti et paysages soignés, témoignant de l’évolution des goûts et des usages des élites rurales en Bretagne. Les protections successives soulignent sa valeur historique, artistique et paysagère, depuis les vestiges médiévaux jusqu’aux aménagements modernes du parc.