Frise chronologique
vers 1300
Origines médiévales
Origines médiévales
vers 1300 (≈ 1300)
Partage de la terre de Garlande, construction probable.
1623
Transformations sous François de Monceaux
Transformations sous François de Monceaux
1623 (≈ 1623)
Ajout de pavillons et tourelles au château.
1801
Acquisition par le maréchal Augereau
Acquisition par le maréchal Augereau
1801 (≈ 1801)
Rénovations et réception de Napoléon en 1807.
12 juin 1816
Mort du maréchal Augereau
Mort du maréchal Augereau
12 juin 1816 (≈ 1816)
Décès au château après 15 ans d’occupation.
1940
Restauration par Jacques Bellanger
Restauration par Jacques Bellanger
1940 (≈ 1940)
Sauvegarde du domaine et accueil d’artistes.
28 décembre 1999
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
28 décembre 1999 (≈ 1999)
Protection des façades, tours et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ; pavillon d'entrée, les deux tours rondes, le parc dans ses limites actuelles, en totalité (cad. C 1, 2, 4 à 7, 22 à 26, 28 à 30, 488, 637, 638, 647, 650 à 653, 699, 783) : inscription par arrêté du 28 décembre 1999
Personnages clés
| Charles Pierre François Augereau - Maréchal d’Empire |
Propriétaire, hôte de Napoléon, mort sur place. |
| Étienne Jodelle - Poète de la Pléiade |
Seigneur du Limodin, figure littéraire du XVIe. |
| Jacques Bellanger - Industriel et restaurateur |
Sauve le château dans les années 1940. |
| Napoléon Ier - Empereur des Français |
Visiteur en 1807, invité par Augereau. |
| Arletty - Actrice |
Y séjourna en 1944 pendant l’Occupation. |
Origine et histoire
Le château de La Houssaye-en-Brie trouve ses origines au Moyen Âge, avec des bases datant probablement des XIIe ou XIIIe siècles. À l’origine maison forte, il devient une demeure de plaisance aux XVIIe et XVIIIe siècles, entourée de bois et embellie par ses propriétaires successifs. Le domaine est profondément transformé en 1801 par le maréchal Augereau, qui y accueille même Napoléon Ier en 1807. Augereau y meurt en 1816, laissant un héritage architectural marqué par des éléments défensifs comme un donjon tailladé et des vestiges de pont-levis.
Au XIXe siècle, le château traverse une période de déclin, notamment pendant l’entre-deux-guerres, où il est laissé à l’abandon. À partir de 1940, l’industriel Jacques Bellanger entreprend sa restauration et en fait un lieu de réception pour des artistes. Le domaine, qui comprend un parc inscrit aux Monuments Historiques, conserve des traces de son passé médiéval, comme une tour ronde rappelant les manoirs de l’époque, ainsi qu’un pigeonnier et des rainures de l’ancien pont-levis.
Le château est étroitement lié à l’histoire locale, avec des personnages comme Étienne Jodelle, poète de la Pléiade et seigneur du Limodin au XVIe siècle, ou Arletty, qui y séjourna pendant la Seconde Guerre mondiale. Le manoir du Limodin, également inscrit, et le prieuré Saint-Martin, fondé au XVIIIe siècle, complètent ce patrimoine riche. La commune, située en Brie boisée, allie ainsi histoire seigneuriale, architecture défensive et transformations résidentielles, reflétant les évolutions sociales et politiques de la région depuis le Moyen Âge.