Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de la Jarthe à Coursac en Dordogne

Château de la Jarthe

    Route de la Jarthe
    24430 Coursac
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIVe–XVIe siècles
Rebâtissage majeur
12 octobre 1948
Classement Monument Historique
2020
Rachat par une société parisienne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de la Jarthe, ainsi que la chapelle et le pigeonnier (cad. 164, 165) : inscription par arrêté du 12 octobre 1948

Personnages clés

Famille du Puy de la Jarthe - Propriétaires (XIVe–1583) Première lignée noble attestée.
Famille La Roche-Aymon - Propriétaires (XVIIIe–1836) Dernière famille aristocratique avant vente.
Famille Bareau - Propriétaires (XIXe siècle) Acquisition par bourgeoisie locale.

Origine et histoire

Le château de la Jarthe, situé à Coursac en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines au XIIe siècle, bien que sa structure actuelle résulte principalement de reconstructions menées entre les XIVe et XVIe siècles. À l’origine repaire noble dépendant de la seigneurie de Périgueux, il illustre l’architecture défensive et résidentielle médiévale, transformée à la Renaissance avec des éléments comme des fenêtres à meneaux et une tour d’escalier octogonale. Le domaine, ceint d’un mur d’enceinte carré avec chemin de ronde, s’étend sur 125 hectares et intègre une chapelle gothique à voûte nervurée ainsi qu’un pigeonnier sur huit colonnes.

Le château a successivement appartenu à des familles influentes : les du Puy de la Jarthe (XIVe–1583), les Chillaud (XVIe–XVIIe siècles), les Saillant (XVIIe–XVIIIe siècles), puis les La Roche-Aymon jusqu’en 1836. Au XIXe siècle, il passe entre les mains de familles bourgeoises locales (Bareau, puis Dezon par héritage). Classé Monument Historique en 1948 pour son château, sa chapelle et son pigeonnier, le site est resté une propriété privée jusqu’à son rachat en 2020 par une société parisienne projetant d’y implanter un restaurant et un espace événementiel. Cette évolution reflète les enjeux contemporains de préservation et de reconversion du patrimoine rural.

Architecturalement, le château se compose d’une galerie centrale flanquée de deux ailes (ferme et jardin), avec une cour fermée abritant autrefois des dépendances pour le personnel. La tour ronde d’escalier, datée du XVe siècle mais aujourd’hui découronnée, et le corps de métairie avec sa tour hexagonale témoignent des adaptations fonctionnelles au fil des siècles. Le pigeonnier, symbole du droit seigneurial, et la chapelle à voûte rayonnante soulignent le statut aristocratique du lieu. Malgré des modifications modernes, comme un pavillon Renaissance près du porche, l’ensemble conserve une cohérence historique remarquable.

La localisation du château, à un kilomètre à l’ouest du bourg de Coursac et à dix kilomètres de Périgueux, en fait un élément clé du patrimoine du Périgord central. Il se distingue d’un autre château homonyme à Trélissac (chartreuse du XVIIe siècle), soulignant la diversité architecturale de la région. Son inscription au titre des monuments historiques en 1948 a permis de préserver des éléments majeurs, bien que son avenir commercial interroge sur l’équilibre entre valorisation économique et intégrité patrimoniale.

Liens externes