Frise chronologique
1571
Début des acquisitions territoriales
Début des acquisitions territoriales
1571 (≈ 1571)
Nicolas Andrey achète des terres à Biéville.
1743
Construction du château
Construction du château
1743 (≈ 1743)
Jacques Andrey des Pommeraies fait édifier la demeure.
1764
Érection en fief de haubert
Érection en fief de haubert
1764 (≈ 1764)
Le fief de la Londe est officialisé.
1791
Arrestation d'un prêtre réfractaire
Arrestation d'un prêtre réfractaire
1791 (≈ 1791)
François-Richard-Aimé Langlois arrêté au château.
28 juin 1944
Destruction partielle pendant l'opération Mitten
Destruction partielle pendant l'opération Mitten
28 juin 1944 (≈ 1944)
Château endommagé lors des combats.
28 août 1947
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
28 août 1947 (≈ 1947)
Château, pavillons et parc protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de la Lande et ses pavillons d'entrée et son parc (cad. C 194, 195) : inscription par arrêté du 28 août 1947
Personnages clés
| Jacques Andrey des Pommeraies - Conseiller du roi et trésorier de France |
Commanditaire du château en 1743. |
| Pierre Andrey des Pommeraies - Seigneur de la Londe, fils de Jacques |
Ajoute pavillons et chapelle en 1771-1786. |
| François-Richard-Aimé Langlois - Prêtre réfractaire |
Arresté au château en 1791. |
| François Richard de la Londe - Propriétaire par alliance |
Rachète une partie de l’héritage confisqué. |
| Victor Rouxelin de Formigny - Propriétaire par alliance |
Transmet le château à ses descendants. |
Origine et histoire
Le château de la Londe est une demeure du XVIIIe siècle construite en 1743 par Jacques Andrey des Pommeraies, conseiller du roi et trésorier de France à Caen. Situé à Biéville-Beuville dans le Calvados, ce monument s’inscrit dans le style des « maisons des champs » édifiées par les notables caennais. Le domaine, initialement acquis par la famille Andrey dès 1571, s’agrandit au fil des générations, avec l’ajout de pavillons et d’une chapelle en 1786.
Pendant la Révolution française, le château abrite brièvement le prêtre réfractaire François-Richard-Aimé Langlois en 1791, arrêté puis libéré trois mois plus tard. La propriété, transmise par alliances successives aux familles de la Londe, Rouxelin de Formigny, et Letellier de Larguilly, reste dans ces lignées jusqu’au XXIe siècle. Son occupation par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale culmine avec sa destruction partielle lors des combats de juin 1944, notamment l’opération Mitten.
Architecturalement, le château se distingue par sa symétrie et son absence de décoration ostentatoire, privilégiant le confort. Le corps de logis, rectangulaire et surmonté d’un toit en ardoise, est encadré par deux pavillons et une grille ouvragée. Bien que le colombier et la chapelle aient disparu, le domaine conserve son parc et ses pavillons d’entrée, inscrits aux monuments historiques depuis 1947.
Les réparations post-Seconde Guerre mondiale, effectuées entre les années 1950 et 1960, ont permis de restaurer partiellement les dégâts subis. À proximité, le château de la Petite Londe fut, lui, entièrement détruit en 1944. Aujourd’hui, la Londe reste un témoignage de l’histoire normande, mêlant patrimoine architectural et événements marquants.