Château de la Lorie à La Chapelle-sur-Oudon en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Lorie

  • D775 
  • 49500 La Chapelle-sur-Oudon
Château de la Lorie
Château de la Lorie
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
milieu XVIIe siècle
Construction initiale
1779
Salon en marbre
2e moitié XVIIIe siècle
Agrandissement et remaniement
1900
Ajout d'une salle à manger
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du château et de ses dépendances, la chapelle et la salle à manger avec leur décor, les jardins à la française, les terrasses avec leur balustrades (cad. A 156, 178, 189) : inscription par arrêté du 18 juin 1975 - Le salon de marbre, avec son décor, ainsi que le pavillon qui le renferme (cad. A 178) : classement par arrêté du 18 juin 1979

Personnages clés

René Le Pelletier Grand prévôt d'Anjou et propriétaire initial du château.
Gabriel Constantin Propriétaire du château à partir de 1664.
Charles Constantin Petit-fils de Gabriel Constantin, responsable des transformations du XVIIIe siècle.
Sébastien Leysner Architecte angevin ayant aménagé le salon et la chapelle vers 1780.
Pluvinet Artisan ayant exécuté le mobilier du château en 1772.
Camut Architecte ayant ajouté une salle à manger en rotonde autour de 1900.
Edouard André Paysagiste ayant restauré les jardins et conçu un système d'irrigation autour de 1900.

Origine et histoire du Château de la Lorie

Le château de la Lorie se situe à La Chapelle-sur-Oudon, sur la commune de Segré-en-Anjou Bleu, dans le département de Maine-et-Loire. Il a été édifié au milieu du XVIIe siècle et agrandi au XVIIIe siècle par l'adjonction de deux ailes et de deux pavillons. Le corps de logis central, cantonné de pavillons, semble dater de la première moitié du XVIIe siècle et appartenait alors à René Le Pelletier, grand prévôt d'Anjou. Transmis à Gabriel Constantin en 1664, le domaine connut d'importantes transformations au XVIIIe siècle sous l'impulsion de son petit-fils Charles Constantin, qui fit remanier la façade sur jardin (nouvelles baies, garde-corps et tourelles d'angle néo-médiévales) et fit construire deux ailes en retour vers l'ouest, formant une vaste cour d'honneur. Les communs, organisés au nord et au sud autour de cours carrées, furent également restructurés ; la conciergerie semble dater de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Vers 1780 l'architecte angevin Sébastien Leysner aménagea au midi un salon dont les murs sont ornés de placages de marbre, et au nord on reconstruisit apparemment la chapelle tout en élevant de nouvelles écuries dans l'axe des communs. Un des pavillons renferme un salon entièrement en marbre réalisé par des artistes italiens en 1779 ; le mobilier du château fut exécuté par Pluvinet en 1772. Autour de 1900, l'architecte Camut ajouta au midi une salle à manger en rotonde décorée de lambris de hauteur provenant du château de Vitry‑sur‑Seine et ouverte sur une terrasse agrémentée d'un bassin et d'une pergola. À la même époque, le paysagiste Edouard André entreprit la restauration des jardins et conçut un système d'irrigation utilisant l'eau de l'Oudon. Le site fut le théâtre d'une embuscade lors de la bataille de Segré le 21 juillet 1795, où une colonne républicaine perdit plus d'une centaine d'hommes à proximité du château. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château servit de cachette pour des œuvres du musée des beaux-arts de Rennes. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1975 puis classé en 1979.

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