Reconstruction par Claude II de La Châtre 1586 (≈ 1586)
Château transformé en quartier général.
XIXe siècle
Incendie et restaurations
Incendie et restaurations XIXe siècle (≈ 1865)
Modifications des façades après sinistre.
1927, 1965, 1990
Classements Monuments Historiques
Classements Monuments Historiques 1927, 1965, 1990 (≈ 1990)
Protection partielle du château et décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, à l'exception des parties classées (cad. C 46) : inscription par arrêté du 26 janvier 1927 ; Pavillon Renaissance situé à l'angle Sud-Ouest du château (cad. C 46) : classement par arrêté du 25 mars 1965 ; Façades et toitures (sauf celles du pavillon Renaissance déjà classé) ; douves et leurs murs de soutènement ; sol de la cour d'honneur ; vestiges de l'enceinte du château ; escalier tournant desservant la partie occidentale de l'édifice ; pièce dite du Chapelain, y compris son décor peint, située dans le comble de l'aile alignée Ouest du corps central ; bibliothèque, avec son décor, située au premier étage du pavillon du corps central (cad. C 45 à 48) : classement par arrêté du 13 septembre 1990
Personnages clés
Claude II de La Châtre - Maréchal de France et chef de la Ligue
Commanditaire de la reconstruction en 1586.
Origine et histoire du Château de la Maisonfort
Le château de la Maisonfort, situé à Genouilly dans le Cher, trouve ses origines dans une reconstruction majeure en 1586 pour Claude II de La Châtre, Maréchal de France et chef de la Ligue en Berry. Ce dernier en fait son quartier général pendant les troubles religieux. La première campagne de travaux inclut un pavillon, un corps de logis pour les cuisines et une galerie. Après la paix, le château s’agrandit avec un grand corps de logis et une aile orientale, adoptant un style militaire simplifié, marqué par l’abandon des ordres architecturaux classiques et l’apparition d’un appareil polychrome en brique et pierre.
L’édifice actuel, privé de ses défenses d’origine, se compose d’un corps de logis central flanqué de deux ailes en retour d’équerre. Les façades conservent des traces médiévales (pavillon sud-ouest) et Renaissance (lucarnes, damiers de brique et pierre). Au XIXe siècle, un incendie endommage partiellement la partie centrale, entraînant des restaurations qui modifient les façades. À l’intérieur, subsistent des cheminées monumentales du XVIe siècle, une chambre ornée de fresques religieuses et florales, ainsi que des lambris des XVIIIe et XIXe siècles. La bibliothèque abrite un papier peint de la fin du XVIIIe siècle.
Quelques éléments défensifs persistent, comme une tourelle en encorbellement et une tour polygonale de l’ancienne ferme. Le château illustre une transition architecturale entre le Moyen Âge et la Renaissance, combinant fonctions résidentielle et militaire. Classé partiellement aux Monuments Historiques (1927, 1965, 1990), il protège notamment son pavillon Renaissance, ses douves, et des décors intérieurs remarquables comme la pièce du Chapelain ou la bibliothèque.