Frise chronologique
1394-1405
Occupation anglaise
Occupation anglaise
1394-1405 (≈ 1400)
Château ruiné pendant la guerre de Cent Ans.
1569
Pillage protestant
Pillage protestant
1569 (≈ 1569)
Village saccagé pendant les guerres de Religion.
fin XVe - début XVIe siècle
Reconstruction
Reconstruction
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Œuvre d’Étienne et Pierre Mondot de La Marthonie.
vers 1650
Érection en marquisat
Érection en marquisat
vers 1650 (≈ 1650)
Titre nobliaire pour la famille de La Marthonie.
début XVIIe siècle
Extension Renaissance
Extension Renaissance
début XVIIe siècle (≈ 1704)
Ajout d’une aile et galerie à arcades.
1774
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire
1774 (≈ 1774)
Prise de possession par Marie-Claude de Beynac.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Confiscation après émigration des propriétaires.
9 octobre 1943
Classement monument historique
Classement monument historique
9 octobre 1943 (≈ 1943)
Protection officielle par l’État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de la Marthonye : classement par décret du 9 octobre 1943
Personnages clés
| Étienne de La Marthonie - Conseiller au parlement de Bordeaux |
Reconstructeur du château à la fin du XVe siècle. |
| Pierre Mondot de La Marthonie - Seigneur et héritier |
Acheva les travaux au début du XVIe siècle. |
| Marie de Beynac - Héritière et testatrice |
Légua la seigneurie à ses neveux en 1768. |
| Christophe de Beaumont du Repaire - Marquis et baron du Périgord |
Dernier propriétaire avant la Révolution. |
| Raynaud de Thiviers - Évêque de Périgueux (XIe siècle) |
Fondateur présumé du prieuré voisin. |
| César-Phœbus-François de Bonneval - Comte de Bonneval, colonel |
Époux de Marie de Beynac, lié par héritage. |
Origine et histoire
Le château de la Marthonye, situé à Saint-Jean-de-Côle en Dordogne, trouve ses origines au XIIIe siècle, lorsque la terre dépendait de la vicomté de Limoges et du roi de France. Un premier château, aujourd’hui disparu, protégeait alors la région de Thiviers et le prieuré local, fondé vers 1082 par Raynaud de Thiviers, évêque de Périgueux. Ruiné pendant la guerre de Cent Ans après l’occupation anglaise (1394-1405), il fut reconstruit à partir de la fin du XVe siècle par Étienne de La Marthonie, conseiller au parlement de Bordeaux, et achevé par son fils, Pierre Mondot de La Marthonie, au début du XVIe siècle. Ce château médiéval, flanqué de tours carrées et rondes à mâchicoulis, reflétait les besoins défensifs de l’époque tout en offrant une résidence confortable.
Au XVIIe siècle, après les guerres de Religion qui avaient vu le village pillé en 1569, une aile perpendiculaire fut ajoutée, incluant une galerie à arcades et un escalier carré intégré dans une tour existante. Vers 1650, la seigneurie fut érigée en marquisat pour la famille de La Marthonie. Un pavillon d’angle et un porche à fronton, typiques du XVIIIe siècle, complétèrent ensuite l’ensemble. La propriété changea de mains au XVIIIe siècle via des héritages et mariages, notamment avec Marie de Beynac et Christophe de Beaumont du Repaire, premier baron du Périgord, avant d’être confisquée comme bien national pendant la Révolution après leur émigration en 1793.
Classé monument historique en 1943, le château de la Marthonye illustre l’évolution architecturale du Périgord, des fortifications médiévales aux résidences aristocratiques des Lumières. Ses transformations successives, marquées par les conflits (guerre de Cent Ans, guerres de Religion) et les alliances familiales, en font un témoignage majeur du patrimoine local. Les sources, incluant les travaux de Pierre-Henri Ribault de Laugardière et François Deshoulières, soulignent son rôle à la fois défensif, seigneurial et résidentiel à travers les siècles.