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Château de La Martinie à Segonzac en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de La Martinie

    25-1003 A la Martinie
    24600 Segonzac
Propriété privée
Château de La Martinie
Château de La Martinie
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1582
Mariage d'Antoinette Vigier et François de La Faye
13 février 1611
Mariage de Pierre de La Faye
1624
Mariage de Poncet de La Faye
1653
Inventaire après décès d'Isabeau de Lambertie
1660
Construction de la galerie d’entrée
28 septembre 1970
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures des deux bâtiments (cad. A 258) : inscription par arrêté du 28 septembre 1970

Personnages clés

Alain de La Faye († 1629) - Seigneur et constructeur Fonda le château entre 1582 et 1611.
François de La Faye - Co-seigneur des Roberts Époux d’Antoinette Vigier en 1582.
Pierre de La Faye - Héritier Marié en 1611, château cité dans son contrat.
Isabeau de Lambertie - Épouse de Pierre de La Faye Inventaire post-mortem en 1653 évoque les troubles.
Vicomte de Segonzac - Acquéreur post-Révolution Rachète le château comme bien national.

Origine et histoire

Le château de La Martinie, situé à Segonzac en Dordogne, trouve ses origines dans une ferme fortifiée du XVe siècle, transformée en château par Alain de La Faye entre 1582 et 1611. Ce dernier, ayant reçu en dot la métairie de la Martinie à Coulaures, érigea ce château sur les terres de sa femme, Jeanne Vigier, à Segonzac. Le nom la Martinie fut ainsi transplanté depuis Coulaures vers ce nouveau site. Le bâtiment initial, probablement du XVe siècle, fut entouré de mâchicoulis et d’un chemin de ronde crénelé, typiques des fortifications médiévales tardives. À la mort d’Alain en 1629, le château n’était pas encore achevé, comme en témoignent les inventaires postérieurs.

Le château connut des extensions majeures au XVIIe siècle, notamment l’ajout d’un pavillon neuf (tour est) et d’une galerie à arcades datant de 1660, comme l’indique une inscription sur la plate-bande du porche. Pendant les troubles de la Fronde et les guerres locales en Périgord, la cour du château servit de refuge aux populations environnantes, abritant familles et biens mobiliers. L’inventaire de 1653, rédigé après la mort d’Isabeau de Lambertie, évoque ces troubles et guerres qui secouèrent la région, soulignant le rôle protecteur du château.

Propriété des La Faye jusqu’à la Révolution, le château fut confisqué comme bien national et vendu. La veuve La Faye, incarcérée à Ribérac pour richesse égoïste, perdit le domaine, racheté ensuite par le vicomte de Segonzac. Le château, partiellement démantelé aux XIXe et XXe siècles (disparition des murailles est et ouest), conserve aujourd’hui quatre tours d’angle, une courtine sud, et un corps de logis ouest du XVIIe siècle. La chapelle du XIVe siècle, située dans la tour sud-ouest, et les mâchicoulis rappellent son origine médiévale.

Classé Monument Historique en 1970 pour ses façades et toitures, le château de La Martinie illustre l’évolution architecturale des forteresses périgourdines, passant d’un rôle défensif à une résidence seigneuriale. Son plan en trapèze, inspiré du château de Beauséjour, et sa position stratégique entre les vallées de la Dronne et de l’Isle en font un exemple remarquable du patrimoine castral de Nouvelle-Aquitaine.

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