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Frise chronologique
1593
Première mention du logis
Première mention du logis
1593 (≈ 1593)
Pierre Senné y réside comme « logis noble ».
vers 1670
Reconstruction du château
Reconstruction du château
vers 1670 (≈ 1670)
Guillaume Duval fait rebâtir l’édifice actuel.
3 décembre 1969
Classement monument historique
Classement monument historique
3 décembre 1969 (≈ 1969)
Inscription des façades et toitures.
2003
Jardins remarquables
Jardins remarquables
2003 (≈ 2003)
Pré-inventaire des jardins du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AH 113 à 115, 118) : inscription par arrêté du 3 décembre 1969
Personnages clés
| Pierre Senné - Premier propriétaire connu |
Sieur de La Fourest, capitaine à Saintes en 1593. |
| Guillaume Duval - Reconstructeur du château |
Procureur du roi, commande les travaux vers 1670. |
| Jacques-Nicolas Poitevin - Seigneur du château au XVIIIe |
Avocat au parlement de Bordeaux, héritier du domaine. |
| Gaston Charrier - Acquéreur en 1895 |
Négociant en eau-de-vie et maire de Plassay. |
Origine et histoire
Le château de la Morinerie, situé à Écurat en Charente-Maritime, trouve ses origines au XVIe siècle avec Pierre Senné, sieur de La Fourest, capitaine des ponts et portes de Saintes. En 1593, il réside déjà dans un « logis noble » sur ce domaine, hérité de sa famille influente dans la région, notamment son père Ythier Senné, maire et avocat du roi à Saintes. Ce premier édifice, modeste, marque le début d’une lignée de propriétaires liés à l’administration royale et locale.
En 1618, le domaine passe à la famille Duval par le mariage de Charles Duval, sieur de Varaize, avec Catherine Senné, fille de Pierre. Charles, concierge des prisons royales de Saintes, transmet ensuite la propriété à son fils Guillaume Duval. Ce dernier, procureur du roi et seigneur de plusieurs fief, entreprend vers 1670 la reconstruction complète du logis, remplaçant l’ancien bâtiment par une demeure plus imposante. Les archives mentionnent en 1690 l’ajout d’une aile de 94 pieds de long, incluant chai, cellier et greniers, témoignant d’une volonté d’embellissement et de modernisation.
Le château reste dans la famille Duval jusqu’au XVIIIe siècle, avant de passer par héritage aux Poitevin, dont Jacques-Nicolas Poitevin, avocat au parlement de Bordeaux, devient seigneur de la Morinerie. En 1895, ses descendants vendent le domaine à Gaston Charrier, négociant en eau-de-vie et maire de Plassay. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1969 pour ses façades et toitures, voit ses jardins reconnus comme remarquables en 2003. Son architecture mêle un corps de logis allongé, un pavillon carré à lucarnes, et un dôme central en gros appareil, reflétant les styles du XVIIe siècle.
L’histoire du château est aussi marquée par des alliances familiales stratégiques, comme le mariage de Marie Duval, héritière du domaine, avec François Bodin, ancien domestique devenu capitaine de milice. Ces unions illustrent les dynamiques sociales de l’époque, où noblesse locale, bourgeoisie montante et administration royale s’entremêlent. Aujourd’hui propriété privée, le château conserve des éléments protégés, symboles de ce passé riche et complexe.