Mention d'une motte féodale début XVe siècle (≈ 1504)
Présence d'une motte probablement bâtie
1548
Achèvement du château
Achèvement du château 1548 (≈ 1548)
Pour Renée Chaudrier et René des Roches
2e quart XVIe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel 2e quart XVIe siècle (≈ 1637)
Édifié par Guillaume des Roches
vers 1828
Destruction du pont-levis
Destruction du pont-levis vers 1828 (≈ 1828)
Avec une galerie près de l’entrée
19 février 1971
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 19 février 1971 (≈ 1971)
Protection des façades, toitures et douves
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et de la chapelle ; douves avec leur pont ; façades et toitures des communs (y compris la porte d'entrée) et du pigeonnier (cad. A 551, 552) : inscription par arrêté du 19 février 1971
Personnages clés
Guillaume des Roches - Constructeur et surveillant
Responsable des travaux de Chambord
Renée Chaudrier - Commanditaire en 1548
Tante du poète Ronsard
René des Roches - Époux de Renée Chaudrier
Co-commanditaire du château
Origine et histoire du Château de la Morinière
Le château de la Morinière a été construit au 2e quart du XVIe siècle à l’emplacement d’un ancien édifice féodal. Il fut érigé par Guillaume des Roches, responsable de la surveillance des travaux du château de Chambord. Le corps de logis principal, en briques et pierres, arbore des fenêtres à meneaux aux chapiteaux Renaissance, tandis qu’une lanterne carrée surmontée d’un campanile orné d’un dauphin en girouette domine la toiture. À droite, un second corps de logis porte les traits distinctifs du règne de Louis XII. L’ensemble est ceint de douves et accessible par une avant-cour bordée de communs.
Vers 1828, le pont-levis et une galerie près de l’entrée furent détruits, modifiant partiellement l’aspect d’origine. Le château comprend aussi une chapelle située dans l’angle sud-est de l’enceinte, ainsi qu’un colombier extérieur de 1 600 cases, accessible par une échelle tournante. Une motte, mentionnée au début du XVe siècle, précède l’édifice actuel, achevé en 1548 pour Renée Chaudrier (tante du poète Ronsard) et son époux René des Roches. Une serrure de la chapelle, datée de la même année, témoigne de cette période.
Le monument est partiellement protégé depuis 1971 : ses façades, toitures, douves, communs et pigeonnier sont inscrits aux Monuments Historiques. Le site, bien que marqué par des transformations, conserve des éléments architecturaux majeurs de la Renaissance, comme les meneaux ou le campanile, reflétant le prestige de ses commanditaires et leur lien avec la cour royale de l’époque.