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Château de la Morinière à Mur-de-Sologne dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Louis XIII

Château de la Morinière à Mur-de-Sologne

  • 220-222 La Morinière
  • 41230 Mur-de-Sologne
Propriété privée
41230 Mur-de-Sologne, 220-222 La Morinière

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
début XVe siècle
Mention d'une motte féodale
1548
Achèvement du château
2e quart XVIe siècle
Construction du château actuel
vers 1828
Destruction du pont-levis
19 février 1971
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et de la chapelle ; douves avec leur pont ; façades et toitures des communs (y compris la porte d'entrée) et du pigeonnier (cad. A 551, 552) : inscription par arrêté du 19 février 1971

Personnages clés

Guillaume des Roches - Constructeur et surveillant Responsable des travaux de Chambord
Renée Chaudrier - Commanditaire en 1548 Tante du poète Ronsard
René des Roches - Époux de Renée Chaudrier Co-commanditaire du château

Origine et histoire du Château de la Morinière

Le château de la Morinière a été construit au 2e quart du XVIe siècle à l’emplacement d’un ancien édifice féodal. Il fut érigé par Guillaume des Roches, responsable de la surveillance des travaux du château de Chambord. Le corps de logis principal, en briques et pierres, arbore des fenêtres à meneaux aux chapiteaux Renaissance, tandis qu’une lanterne carrée surmontée d’un campanile orné d’un dauphin en girouette domine la toiture. À droite, un second corps de logis porte les traits distinctifs du règne de Louis XII. L’ensemble est ceint de douves et accessible par une avant-cour bordée de communs.

Vers 1828, le pont-levis et une galerie près de l’entrée furent détruits, modifiant partiellement l’aspect d’origine. Le château comprend aussi une chapelle située dans l’angle sud-est de l’enceinte, ainsi qu’un colombier extérieur de 1 600 cases, accessible par une échelle tournante. Une motte, mentionnée au début du XVe siècle, précède l’édifice actuel, achevé en 1548 pour Renée Chaudrier (tante du poète Ronsard) et son époux René des Roches. Une serrure de la chapelle, datée de la même année, témoigne de cette période.

Le monument est partiellement protégé depuis 1971 : ses façades, toitures, douves, communs et pigeonnier sont inscrits aux Monuments Historiques. Le site, bien que marqué par des transformations, conserve des éléments architecturaux majeurs de la Renaissance, comme les meneaux ou le campanile, reflétant le prestige de ses commanditaires et leur lien avec la cour royale de l’époque.

Liens externes

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