Crédit photo : Krzysztof Golik (1987–) Autres noms pseudonyme : T - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1490
Première mention seigneuriale
Première mention seigneuriale
1490 (≈ 1490)
Seigneur de la Mothe cité pour la première fois.
1491
Construction du logis
Construction du logis
1491 (≈ 1491)
Édification du château actuel par le seigneur.
Vers 1730
Vente aux sœurs hospitalières
Vente aux sœurs hospitalières
Vers 1730 (≈ 1730)
Devenu propriété religieuse avant la Révolution.
XVIIe siècle
Abandon comme résidence permanente
Abandon comme résidence permanente
XVIIe siècle (≈ 1750)
Logis utilisé occasionnellement seulement.
7 janvier 2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
7 janvier 2009 (≈ 2009)
Protection du château et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, ses dépendances et le terrain d'assiette (cad. E 292) : inscription par arrêté du 7 janvier 2009
Personnages clés
| Seigneur de la Mothe (1490) - Premier propriétaire connu |
Commanditaire présumé du château en 1491. |
| Sœurs hospitalières de Magnac - Propriétaires au XVIIIe siècle |
Acquièrent le domaine vers 1730. |
Origine et histoire
Le château de la Mothe à Tersannes, mentionné pour la première fois en 1490, fut construit en 1491 par un seigneur local. Ce logis en équerre, entouré de dépendances organisées en U autour d’une cour centrale, illustre l’architecture civile de la fin du Moyen Âge. La façade se distingue par un linteau en accolade orné d’un écu aux armoiries effacées, tandis qu’une tour circulaire abrite un escalier en vis desservant les étages. Les cheminées gothiques du premier étage et les vestiges d’un étang (aujourd’hui réduit à une mare) rappellent son usage résidentiel et défensif.
Au XVIIe siècle, le château perd sa fonction de résidence permanente et devient une propriété occasionnelle. Vendu aux sœurs hospitalières de Magnac vers 1730, il est transformé en hôpital public pendant la Révolution. Les dépendances, ajoutées après 1491, incluaient une grange à foin flanquée de deux tours (aujourd’hui disparues), une borderie, et probablement une chapelle. Le domaine, entouré de jardins clos et d’un étang, reflétait l’organisation seigneuriale de l’époque, mêlant habitat noble, activités agricoles et espaces de représentation.
Classé Monument Historique en 2009, le château conserve des éléments remarquables comme son plan en U, sa tour d’escalier et ses décors intérieurs gothiques. L’absence de documents détaillés sur ses occupants limite la connaissance de son histoire sociale, mais son architecture et ses transformations (résidence, hôpital) en font un témoin des mutations rurales entre Moyen Âge et époque moderne. La précision de sa localisation reste médiocre (niveau 5/10), et son état actuel n’est pas documenté dans les sources disponibles.