Première mention écrite 1424 (≈ 1424)
Possession d'Hervé Couet, édifice entouré de fossés.
1628
Ajout de dépendances
Ajout de dépendances 1628 (≈ 1628)
Grange et étable ajoutées par Jacques de Coudray.
1763
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure 1763 (≈ 1763)
Corps de bâtiment à 2 ailes pour Henry Gaullier.
1769
Date gravée
Date gravée 1769 (≈ 1769)
Lucarne portant cette date.
27 octobre 2000
Inscription MH
Inscription MH 27 octobre 2000 (≈ 2000)
Protection des façades, douves et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La motte et son fossé ; les façades et toitures du château, la plate-forme, les douves, le pont et le portail d'entrée ; le sol et le mur de clôture de l'ancien jardin ; les façades et toitures des dépendances (ancien logement du jardinier et du tuilier ; ancienne tuilerie-briqueterie) ; les façades et toitures de l'ancien moulin (cad. AO lieudit la Motte, 252, 253, 258, 259, 266, 675, 257) : inscription par arrêté du 27 octobre 2000
Personnages clés
Hervé Couet - Propriétaire en 1424
Possesseur du château entouré de fossés.
Jacques de Coudray - Propriétaire en 1628
Ajoute grange et étable au domaine.
Henry Gaullier - Reconstructeur en 1763
Commanditaire du corps de bâtiment actuel.
Origine et histoire du Château de la Motte
Le château de la Motte, situé à Chaumont-sur-Tharonne dans le Loir-et-Cher, est un édifice emblématique du patrimoine castral de la Sologne. Ses origines remontent au Moyen Âge, avec des vestiges archéologiques attestant d’une occupation médiévale. Le manoir actuel, reconstruit au XVIIIe siècle sur une plateforme fossoyée, conserve des traces de ses transformations successives, des XIVe–XVe siècles jusqu’aux ajouts des XVIIIe et XIXe siècles. Ce site illustre parfaitement l’évolution des châteaux solognots, depuis leur fonction défensive médiévale jusqu’à leur rôle résidentiel sous l’Ancien Régime et au-delà.
Le domaine de la Motte, possession de familles influentes comme les Couet (mentionnés en 1424) ou les Gaullier (qui le reconstruisent en 1763), inclut un manoir entouré de douves, des dépendances agricoles, et un ancien moulin aujourd’hui détruit. Les Gaullier, qui fournirent plusieurs maires à Chaumont-sur-Tharonne, marquèrent le site par des aménagements majeurs, comme le corps de bâtiment à deux ailes et quatre pavillons érigé en 1763, ou la lucarne datée de 1769. Le château, inscrit aux monuments historiques depuis 2000, se distingue par son ensemble cohérent : motte fossoyée, façades, douves, pont, et vestiges des activités artisanales (tuilerie-briqueterie).
Les photographies aériennes révèlent une organisation spatiale caractéristique des domaines seigneuriaux solognots, où le bâti et le paysage forment un tout indissociable. Le site, bien que partiellement modifié au fil des siècles, offre une lecture claire de son histoire, depuis ses fondations médiévales jusqu’à son apogée moderne. Les éléments protégés — motte, fossés, façades, dépendances — soulignent son importance patrimoniale, tant pour l’étude de l’architecture castrale que pour la compréhension des dynamiques sociales et économiques locales. Le blason non identifié et le moulin disparu rappellent cependant les lacunes de son histoire, encore partiellement à découvrir.