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Château de la Motte à Épervans à Épervans en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de la Motte à Épervans

  • 1002-1074 Rue de la Motte
  • 71380 Epervans
Propriété d'une société privée
71380 Epervans, 1002-1074 Rue de la Motte

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1800
1900
2000
XIe siècle
Attestation de la motte féodale
fin XVIIIe siècle
Propriété de François Mercier
1970
Achat par Robert Gehin
années 1980
Conversion en club hippique
années 1990
Restauration de la tour-porche
19 mai 1995
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour-porche ; pont dormant et douves ; tour d'escalier et galerie à pan de bois ; tour abritant la chapelle et le colombier ; sol et assiette du château et de l'ancienne motte (cad. B 1453) : inscription par arrêté du 19 mai 1995

Personnages clés

Hugo des Barres - Seigneur féodal Propriétaire attesté au XIe siècle.
François Mercier - Conseiller au Parlement de Bourgogne Seigneur de Mercey et de la Motte (fin XVIIIe).
Famille Laberly - Propriétaires (XIXe-XXe siècles) Derniers héritiers avant extinction en 1970.
Robert Gehin - Acquéreur en 1970 Rachat après la famille Laberly.
Jean-Marc Royer - Propriétaire actuel (depuis années 1990) Initiateur de la restauration et classement.

Origine et histoire du Château de la Motte

Le château de la Motte, situé à Épervans en Saône-et-Loire, est établi au XVe siècle sur une motte féodale attestée dès le XIe siècle. Le fief dépendait alors de Saint-Marcel pour la justice et appartenait à Hugo des Barres. À la fin du XVIIIe siècle, François Mercier, seigneur de Mercey et conseiller au Parlement de Bourgogne, en devient propriétaire après avoir épousé une demoiselle Sousselier. Le domaine passe ensuite aux familles Laberly (XIXe-XXe siècles), puis à Robert Gehin en 1970, avant d’être transformé en club hippique dans les années 1980.

À la fin du XIXe siècle, le château se composait de deux bâtiments parallèles encadrant une cour, accessible par une tour-porche carrée massive précédée d’un pont dormant (remplaçant un ancien pont-levis). Une petite tour carrée servait de chapelle. Abandonné, le site se dégrade jusqu’à ne conserver que la tour-porche, la tour-chapelle et une remise à colombage. En 1995, les vestiges restants (tour-porche, douves, galerie à pans de bois, etc.) sont inscrits aux monuments historiques par l’actuel propriétaire, Jean-Marc Royer, qui entreprend leur restauration.

L’architecture mêle pans de bois et éléments défensifs, comme les douves et la motte originelle. Le site, propriété privée, ne se visite pas mais illustre l’évolution d’un fief médiéval en domaine seigneurial, puis en patrimoine préservé. Les traces de la motte féodale et la tour-porche, similaire à celle de Champforgeuil, soulignent son importance historique régionale.

Liens externes

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