Première mention écrite 1455 (≈ 1455)
Château cité dans les sources historiques.
XIVe-XVe siècles
Période de construction
Période de construction XIVe-XVe siècles (≈ 1550)
Édification du logis et des dispositifs défensifs.
2012
Protection officielle
Protection officielle 2012 (≈ 2012)
Inscription des éléments par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château de la Motte-Béraud en totalité (cad. A 509, lieudit les Petites Varennes), ses fossés en eau (cad. A 509, lieudit les Petites Varennes), le sol des parcelles A 509, lieudit les Petites Varennes, 510-511, lieudit la Motte, correspondant à l'entrée de la maison seigneuriale, à une partie de la basse-cour, à sa cour, à sa plate-forme, à la partie comblée des fossés et à l'emplacement de la chapelle ; les vestiges du four (cad. A 509, lieudit les Petites Varennes) ; la motte Millet : tertre, fossés et terrain environnant (cad. A 245, 246, 354, 355, lieudit la Motte) : inscription par arrêté du 12 avril 2012
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire du Château de la Motte
Le château de la Motte, mentionné dès 1455, est un exemple caractéristique des maisons fortes construites entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. Il se compose d’un logis rectangulaire compact à trois niveaux, desservi par une tour d’escalier carrée, et d’une tour en fer-à-cheval partiellement rasée, élément défensif principal. L’édifice, en pierre et couvert d’une haute toiture en tuiles, s’élève au sein d’une enceinte semi-circulaire ceinte de larges fossés en eau, reflétant son rôle à la fois résidentiel et protecteur.
La demeure a conservé sa distribution intérieure d’origine, incluant une charpente à chevrons-portant-fermes et des aménagements de confort typiques de l’époque. Le site comprend également des vestiges comme un four et une motte castrale (motte Millet), entourée de fossés et de terrains associés. Ces éléments, protégés par un arrêté de 2012, témoignent de l’importance stratégique et seigneuriale du lieu, combinant habitat noble et dispositifs de défense adaptés aux tensions des XIVe et XVe siècles.
Le château, ouvert au public sur demande en juillet et août, illustre l’évolution des maisons fortes en Berry, région alors marquée par la transition entre féodalité et Renaissance. Son plan compact, ses fossés en eau et sa tour défensive rappellent les enjeux de sécurité et de représentation sociale des seigneurs locaux à la fin du Moyen Âge. L’absence de chapelle conservée suggère cependant une vocation avant tout résidentielle et militaire, plutôt que religieuse ou ostentatoire.
La protection du monument en 2012 couvre l’intégralité du logis, des fossés, des parcelles historiques (basse-cour, plate-forme, emplacement de l’ancienne chapelle) et des vestiges archéologiques comme le four. Cette inscription souligne la valeur patrimoniale d’un ensemble architectural et paysager préservé, offrant un témoignage tangible des modes de vie et des techniques de construction des élites rurales à la charnière des XVe et XVIe siècles.