Frise chronologique
924
Prise par Rodolphe de Bourgogne
Prise par Rodolphe de Bourgogne
924 (≈ 924)
Reprise du château à Régnier.
1065
Possession de Thibaud de Chalon
Possession de Thibaud de Chalon
1065 (≈ 1065)
Forteresse sous son contrôle.
1222
Vassalité envers Bourbon-Lancy
Vassalité envers Bourbon-Lancy
1222 (≈ 1222)
Guillaume de Morillon se déclare vassal.
1360
Mariage Catherine de La Motte-Saint-Jean
Mariage Catherine de La Motte-Saint-Jean
1360 (≈ 1360)
Union avec Jean de Saligny.
1676
Reconstruction par Jean de Coligny-Saligny
Reconstruction par Jean de Coligny-Saligny
1676 (≈ 1676)
Rasage de la forteresse, nouveau château.
1836
Destruction définitive
Destruction définitive
1836 (≈ 1836)
Bâtiments entièrement rasés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Rodolphe de Bourgogne - Roi de Bourgogne |
Reprit le château en 924. |
| Thibaud de Chalon - Seigneur médiéval |
Possédait l’enceinte fortifiée en 1065. |
| Jean de Saligny - Seigneur et connétable |
Époux de Catherine de La Motte-Saint-Jean. |
| Jean de Coligny-Saligny - Comte de Saligny |
Rebâtit le château en 1676. |
| Catherine de La Motte-Saint-Jean - Héritière du fief |
Mariée à Jean de Saligny en 1360. |
Origine et histoire
Le château de La Motte-Saint-Jean était initialement une forteresse médiévale mentionnée dès le Xe siècle dans les Annales de Flodoard. En 924, Rodolphe de Bourgogne en prit le contrôle, alors tenu par un certain Régnier. Au fil des siècles, il devint un fief stratégique pour les seigneurs locaux, notamment les familles de Chalon, de Saligny et de Bourbon-Lancy, qui en firent une place forte surveillant les vallées de la Loire et de l'Arroux.
Au XIIIe siècle, le château passa aux mains de la famille de Saligny par le mariage de Catherine de La Motte-Saint-Jean avec Jean de Saligny. La lignée se perpétua jusqu’au XVe siècle, où les Coligny-Saligny, dont Jean de Coligny-Saligny, transformèrent la forteresse en un château plus moderne au XVIIe siècle. Ce dernier, exilé après la Fronde, rasa l’ancienne structure pour édifier un nouveau château, aujourd’hui disparu à l’exception de sa terrasse.
Le domaine changea de mains à la fin de l’Ancien Régime, devenant propriété du duc de Cossé-Brissac. Les bâtiments furent définitivement rasés en 1836. Seule subsiste une terrasse de 95 mètres sur 80, ainsi qu’une glacière voûtée sous la partie sud-est. Le site, privé, conserve aussi les traces des communs du XVIIIe siècle, visibles sur des gravures d’époque.