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Château de La Motte-Saint-Jean en Saône-et-Loire

Château de La Motte-Saint-Jean

    99 Rue des Granges
    71000 La Motte-Saint-Jean

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
924
Prise par Rodolphe de Bourgogne
1065
Possession de Thibaud de Chalon
1222
Vassalité envers Bourbon-Lancy
1360
Mariage Catherine de La Motte-Saint-Jean
1676
Reconstruction par Jean de Coligny-Saligny
1836
Destruction définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Rodolphe de Bourgogne - Roi de Bourgogne Reprit le château en 924.
Thibaud de Chalon - Seigneur médiéval Possédait l’enceinte fortifiée en 1065.
Jean de Saligny - Seigneur et connétable Époux de Catherine de La Motte-Saint-Jean.
Jean de Coligny-Saligny - Comte de Saligny Rebâtit le château en 1676.
Catherine de La Motte-Saint-Jean - Héritière du fief Mariée à Jean de Saligny en 1360.

Origine et histoire

Le château de La Motte-Saint-Jean était initialement une forteresse médiévale mentionnée dès le Xe siècle dans les Annales de Flodoard. En 924, Rodolphe de Bourgogne en prit le contrôle, alors tenu par un certain Régnier. Au fil des siècles, il devint un fief stratégique pour les seigneurs locaux, notamment les familles de Chalon, de Saligny et de Bourbon-Lancy, qui en firent une place forte surveillant les vallées de la Loire et de l'Arroux.

Au XIIIe siècle, le château passa aux mains de la famille de Saligny par le mariage de Catherine de La Motte-Saint-Jean avec Jean de Saligny. La lignée se perpétua jusqu’au XVe siècle, où les Coligny-Saligny, dont Jean de Coligny-Saligny, transformèrent la forteresse en un château plus moderne au XVIIe siècle. Ce dernier, exilé après la Fronde, rasa l’ancienne structure pour édifier un nouveau château, aujourd’hui disparu à l’exception de sa terrasse.

Le domaine changea de mains à la fin de l’Ancien Régime, devenant propriété du duc de Cossé-Brissac. Les bâtiments furent définitivement rasés en 1836. Seule subsiste une terrasse de 95 mètres sur 80, ainsi qu’une glacière voûtée sous la partie sud-est. Le site, privé, conserve aussi les traces des communs du XVIIIe siècle, visibles sur des gravures d’époque.

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