Frise chronologique
XIIIe siècle
Première mention
Première mention
XIIIe siècle (≈ 1350)
Propriété de la famille de La Moussaye
1615
Érection en marquisat
Érection en marquisat
1615 (≈ 1615)
Statut noble accordé au domaine
Fin XVIe siècle
Construction du château fort
Construction du château fort
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Pour Charles Gouyon, soubassements actuels
XVIe et XVIIe siècles
Foyer protestant
Foyer protestant
XVIe et XVIIe siècles (≈ 1750)
Période d’influence religieuse réformée
Vers 1860
Reconstruction du logis
Reconstruction du logis
Vers 1860 (≈ 1860)
Par l’architecte Martenot (hypothèse)
Après 1976
Disparition du colombier
Disparition du colombier
Après 1976 (≈ 1976)
Détruit après cette date
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Famille de La Moussaye - Premiers propriétaires |
Mentionnés dès le XIIIe siècle |
| Charles Gouyon - Commanditaire du château fort |
Fin XVIe siècle, soubassements conservés |
| Martenot - Architecte présumé |
Reconstruction du logis vers 1860 |
Origine et histoire
Le château de La Moussaye est un édifice situé à Plénée-Jugon, dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne. Ancien château fort de plan rectangulaire, il était doté de tours défensives aux angles et entouré de douves sèches. L’accès principal se faisait par le nord, avec un accès secondaire à l’ouest. Le logis actuel, de style régulier avec un corps central à deux étages et un toit en carène, occupe le côté sud de la cour intérieure. Les pavillons de la cour partagent cette même architecture, avec des toits en carène et deux étages.
Mentionné dès le XIIIe siècle comme propriété de la famille de La Moussaye, le château fort fut reconstruit à la fin du XVIe siècle pour Charles Gouyon, dont il ne subsiste aujourd’hui que les soubassements et le système de douves. Le domaine devint un foyer protestant aux XVIe et XVIIe siècles, avant d’être érigé en marquisat en 1615. Le logis actuel, construit vers 1860, aurait été conçu par l’architecte rennais Martenot. Il remplace un précédent logis du XVIIe siècle, détruit à l’exception d’une porte à fronton encore visible dans la cour. Ce logis était décrit en 1840 comme symétrique, avec des avant-corps à bossages et des toits à croupes.
Le château était autrefois accompagné de moulins et d’étangs, construits à la fin du XVIe siècle et visibles sur le cadastre de 1837, mais aujourd’hui détruits. Un colombier, présent sur le domaine, a disparu après 1976. Le monument est inscrit à l’inventaire général du patrimoine culturel, témoignant de son importance historique et architecturale en Bretagne.