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Château de la Noë Bel-Air à Vallet en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style néo-classique et palladien

Château de la Noë Bel-Air

    La Noé Bel air 
    44330 Vallet
Propriété privée
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Château de la Noë Bel-Air
Crédit photo : Llann Wé² - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1793
Destruction de la maison noble
1823-1826
Construction des communs et orangeraie
1835-1837
Reconstruction du château
1839
Aménagement du parc
1846
Sculpture de la vierge
1974
Classement des façades et toitures
1998-1999
Inscription du parc et des communs
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château (cad. P 1401) : classement par arrêté du 29 mars 1974 - Eléments suivants composant l'ensemble des communs du château : bâtiments des communs, y compris l'orangerie, le poulailler, le pigeonnier ; la grande cour ; les terrains d'assiette de tout cet ensemble (cad. HL 40, 42) : inscription par arrêté du 15 juillet 1998 - Parc du château situé sur les parcelles HL 30 à 48, 148, 149, 191 à 195 : inscription par arrêté du 20 septembre 1999

Personnages clés

Armand de Malestroit de Bruc de Montplaisir - Commanditaire Propriétaire ayant reconstruit le château.
Louis-Joseph Chaigneau - Architecte Auteur du château, élève de Lemot.
François-Frédéric Lemot - Architecte inspirateur Style italianisant et néo-palladien.
Bosmel - Ingénieur géomètre Concepteur du parc en 1839.
Grootaërs - Sculpteur Auteur de la vierge (1846).

Origine et histoire

Le château de la Noë Bel-Air, situé à Vallet (Loire-Atlantique, Pays de la Loire), remplace une maison noble du XVIIe siècle détruite pendant les guerres de Vendée. Reconstruit entre 1835 et 1837 par l’architecte Louis-Joseph Chaigneau pour Armand de Malestroit de Bruc de Montplaisir, il adopte un style italianisant inspiré de François-Frédéric Lemot, avec une loggia colossale et des communs toscans (1823-1826). Le parc à l’anglaise, dessiné par l’ingénieur Bosmel en 1839, intègre un étang, une île reliée par un pont de bois, et une stèle commémorant des royalistes fusillés en 1793.

Classé Monument Historique en 1974 (façades et toitures), puis inscrit en 1998 et 1999 (communs, parc, orangeraie, pigeonnier), le domaine illustre l’influence des architectes nantais de l’Empire comme Crucy et Ceineray. L’orangerie et les communs, organisés autour d’une cour carrée, mêlent briques et pierre selon le modèle toscan. Le parc, ancien point de ralliement de l’armée de Kléber, abrite aussi une vierge sculptée par Grootaërs (1846), symbole de la reconstruction post-révolutionnaire.

L’ensemble, exceptionnel par son architecture rustique à l’italienne, reflète le renouveau aristocratique du XIXe siècle en Vendée. Le château, entouré d’un mur d’enceinte à tours rondes, et son parc en étoile centré sur la loggia, témoignent d’une volonté de prestige et de mémoire, entre héritage révolutionnaire et inspiration clissonnaise. Les protections successives soulignent sa valeur patrimoniale, alliant histoire, art des jardins et architecture néo-palladienne.

Liens externes