Frise chronologique
1793
Destruction de la maison noble
Destruction de la maison noble
1793 (≈ 1793)
Incendie pendant les guerres de Vendée.
1823-1826
Construction des communs et orangeraie
Construction des communs et orangeraie
1823-1826 (≈ 1825)
Style toscan avec encadrements de briques.
1835-1837
Reconstruction du château
Reconstruction du château
1835-1837 (≈ 1836)
Par Louis-Joseph Chaigneau pour Malestroit.
1839
Aménagement du parc
Aménagement du parc
1839 (≈ 1839)
Plan de l’ingénieur géomètre Bosmel.
1846
Sculpture de la vierge
Sculpture de la vierge
1846 (≈ 1846)
Œuvre de Grootaërs dans le parc.
1974
Classement des façades et toitures
Classement des façades et toitures
1974 (≈ 1974)
Première protection au titre MH.
1998-1999
Inscription du parc et des communs
Inscription du parc et des communs
1998-1999 (≈ 1999)
Protection étendue à l’ensemble du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château (cad. P 1401) : classement par arrêté du 29 mars 1974 - Eléments suivants composant l'ensemble des communs du château : bâtiments des communs, y compris l'orangerie, le poulailler, le pigeonnier ; la grande cour ; les terrains d'assiette de tout cet ensemble (cad. HL 40, 42) : inscription par arrêté du 15 juillet 1998 - Parc du château situé sur les parcelles HL 30 à 48, 148, 149, 191 à 195 : inscription par arrêté du 20 septembre 1999
Personnages clés
| Armand de Malestroit de Bruc de Montplaisir - Commanditaire |
Propriétaire ayant reconstruit le château. |
| Louis-Joseph Chaigneau - Architecte |
Auteur du château, élève de Lemot. |
| François-Frédéric Lemot - Architecte inspirateur |
Style italianisant et néo-palladien. |
| Bosmel - Ingénieur géomètre |
Concepteur du parc en 1839. |
| Grootaërs - Sculpteur |
Auteur de la vierge (1846). |
Origine et histoire
Le château de la Noë Bel-Air, situé à Vallet (Loire-Atlantique, Pays de la Loire), remplace une maison noble du XVIIe siècle détruite pendant les guerres de Vendée. Reconstruit entre 1835 et 1837 par l’architecte Louis-Joseph Chaigneau pour Armand de Malestroit de Bruc de Montplaisir, il adopte un style italianisant inspiré de François-Frédéric Lemot, avec une loggia colossale et des communs toscans (1823-1826). Le parc à l’anglaise, dessiné par l’ingénieur Bosmel en 1839, intègre un étang, une île reliée par un pont de bois, et une stèle commémorant des royalistes fusillés en 1793.
Classé Monument Historique en 1974 (façades et toitures), puis inscrit en 1998 et 1999 (communs, parc, orangeraie, pigeonnier), le domaine illustre l’influence des architectes nantais de l’Empire comme Crucy et Ceineray. L’orangerie et les communs, organisés autour d’une cour carrée, mêlent briques et pierre selon le modèle toscan. Le parc, ancien point de ralliement de l’armée de Kléber, abrite aussi une vierge sculptée par Grootaërs (1846), symbole de la reconstruction post-révolutionnaire.
L’ensemble, exceptionnel par son architecture rustique à l’italienne, reflète le renouveau aristocratique du XIXe siècle en Vendée. Le château, entouré d’un mur d’enceinte à tours rondes, et son parc en étoile centré sur la loggia, témoignent d’une volonté de prestige et de mémoire, entre héritage révolutionnaire et inspiration clissonnaise. Les protections successives soulignent sa valeur patrimoniale, alliant histoire, art des jardins et architecture néo-palladienne.