Château de la Pastellière à Combrand dans les Deux-Sèvres

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Pastellière

  • La Pastellière
  • 79140 Combrand
Crédit photo : Fl0Fl4n - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XVe siècle et XVIe siècle
Construction initiale
1793
Hôpital militaire
1988
Inscription historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, y compris l'escalier et la cage d'escalier ; douves avec les tours d'angle ; pont d'accès au château qui enjambe ces douves (cad. AO 94 à 96) : inscription par arrêté du 7 mars 1988

Personnages clés

Charles Durant Acquiert la seigneurie en 1704 et fonde la famille Durant de La Pastellière.
Tony Catta Propriétaire ayant sauvé le château de la démolition dans les années 1950.

Origine et histoire du Château de la Pastellière

Le château de la Pastellière, situé à Combrand (Deux-Sèvres), est un édifice en granite construit à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. Les propriétaires sont connus depuis 1370 ; la famille de La Pastellière y est mentionnée dès 1378 et en était encore propriétaire en 1641. En 1704 la seigneurie fut achetée par Charles Durant, qui avait acquis en 1703 l’office de maire perpétuel de Bressuire, et la famille prit alors le nom de Durant de La Pastellière. Pendant la guerre de Vendée, le château servit d’hôpital militaire pour les blessés vendéens en 1793 ; en 1794 la colonne infernale du général Grignon tenta sans succès de l’incendier. En 1889 la propriété fut acquise par la famille Savary de Beauregard. Morcelé en 1953, le domaine fut racheté par la famille Catta (Tony Catta), alliée aux Durant de La Pastellière, qui l’empêcha d’être démoli par des promoteurs. Le château a été vendu sur saisie en 2003 à la société Foncier SA ; depuis ce rachat il fait l’objet d’une restauration qui intègre la modernité tout en respectant son histoire.

L’ensemble est organisé autour de douves en eau dans un espace trapézoïdal défendu par trois tours rondes et des murets crénelés ; l’accès se fait par un petit pont-levis et une porte en granit. Le corps de logis rectangulaire, contreforté à l’avant comme à l’arrière par des tours, présente un grand pavillon en saillie qui abrite un vaste escalier ; la porte d’entrée est de style Renaissance. Malgré des aménagements intérieurs aux XVIIIe et XIXe siècles et quelques adjonctions du XIXe siècle, l’édifice a conservé ses dispositions d’origine datées de la fin du XVe et du XVIe siècle. La toiture est en ardoise : pentes brisées pour le corps de logis, quatre pans pour le pavillon en avant et pour la tour carrée arrière, et toitures en poivrière pour les trois tours rondes. À l’angle nord-est des douves, une petite nef accolée à la tour d’angle forme une chapelle.

L’escalier intérieur occupe une place remarquable : le premier palier est surmonté de deux travées voûtées en croisées d’ogives à huit quartiers avec un blason en clé de voûte ; les volées, droites et tournant à gauche, sont séparées par un mur noyau et couvertes de voûtes en arc surbaissé. Les façades et toitures du château, l’escalier et sa cage à l’intérieur, ainsi que les douves avec leurs tours d’angle et le pont d’accès, sont inscrits à l’Inventaire des monuments historiques par arrêté du 7 mars 1988.

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