Frise chronologique
1824
Fondation de l'école pour sourds
Fondation de l'école pour sourds
1824 (≈ 1824)
Henri Dunan lance l’enseignement à Nantes.
1856
Transfert à La Persagotière
Transfert à La Persagotière
1856 (≈ 1856)
Achat du domaine par la municipalité.
1873
Inauguration de la chapelle
Inauguration de la chapelle
1873 (≈ 1873)
Transformation d’une orangerie en lieu de culte.
1880
Congrès de Milan
Congrès de Milan
1880 (≈ 1880)
Imposition de l’oralisme dans l’enseignement.
1914-1918
Réquisition comme hôpital militaire
Réquisition comme hôpital militaire
1914-1918 (≈ 1916)
Soins aux blessés de la Première Guerre.
1974
Scission de la section aveugles
Scission de la section aveugles
1974 (≈ 1974)
Départ pour Vertou (Hauts-Thébaudières).
2020
Fusion avec Les Hauts-Thébaudières
Fusion avec Les Hauts-Thébaudières
2020 (≈ 2020)
Création de l’Institut Public Ocens.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Henri Dunan - Pédagogue et fondateur |
Créa l’école pour sourds en 1824. |
| Louis-Augustin Cailleau (Frère Louis) - Directeur (1850-1890) |
Développa le domaine et les ateliers. |
| Alexandre Lemesle (Frère Benoît) - Directeur post-guerre |
Créa un centre de rééducation pour soldats. |
| Fanny Sallé - Directrice depuis 2005 |
Pilota la fusion et la modernisation. |
Origine et histoire
Le Château de la Persagotière, situé à Nantes, trouve ses origines au milieu du XIXe siècle. À l’initiative du pédagogue Henri Dunan, une école pour jeunes sourds est fondée en 1824, soutenue par la municipalité. En 1856, le domaine de La Haute Robertière, rebaptisé La Persagotière, est acquis pour y transférer l’institution, alors en pleine expansion. Les Frères de Saint-Gabriel, dirigés par Louis-Augustin Cailleau (Frère Louis), y développent un enseignement spécialisé, agrandissant le site avec des ateliers, une chapelle et des espaces agricoles.
En 1880, le congrès de Milan impose l’oralisme, réorganisant les méthodes pédagogiques de l’institut. Après la Première Guerre mondiale, La Persagotière devient un centre de rééducation pour soldats blessés, avant de reprendre ses activités éducatives. En 1974, la section aveugles quitte le site pour Vertou, tandis que l’institut évolue vers l’inclusion scolaire. En 2020, il fusionne avec l’Institut Les Hauts-Thébaudières pour former l’Institut Public Ocens, tout en préservant le château et la chapelle, classés au patrimoine nantais.
Le domaine, vendu partiellement à la ville de Nantes, est aujourd’hui réaménagé en un écoquartier mêlant logements, espaces verts et mémoire historique. Seuls le château et la chapelle, rénovés, subsistent du site originel. L’institut, désormais dispersé sur plusieurs sites en Loire-Atlantique, poursuit sa mission médico-sociale auprès d’enfants en situation de handicap.
La Persagotière a également joué un rôle clé durant les deux guerres mondiales, servant d’hôpital militaire en 1914 et 1939. Son histoire reflète l’évolution des pratiques éducatives et médicales en France, marquées par des figures comme Henri Dunan ou le Frère Louis, dont l’héritage perdure à travers les structures actuelles.
Le projet contemporain intègre le château, protégé, dans un parc public ouvert sur la Sèvre Nantaise. Ce réaménagement s’inscrit dans une dynamique de valorisation du patrimoine nantais, tout en répondant aux besoins modernes d’accessibilité et de logement. La chapelle, construite en 1873, devrait également être classée, soulignant l’importance historique du site.