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Château de la Petite Roseraie dans les Hauts-de-Seine

Château de la Petite Roseraie

    1 Rue du Docteur le Savoureux
    92290 Châtenay-Malabry

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Construction du château
1829
Acquisition par Roland-Gosselin
1855
Création du parc par Varé
1909
Transformation en chapelle
1941
Acquisition par l’État
5 juin 1946
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Voltaire - Philosophe des Lumières Prétendu lieu de naissance selon ses dires.
Comtesse de Boigne - Salonnière et mémorialiste Confirme la naissance de Voltaire sur place.
Louis-Sulpice Varé - Architecte-paysagiste Conçoit le parc et l’orangerie en 1855.
Alexandre Roland-Gosselin - Propriétaire et agent de change Agrandit le domaine en 1829.
Germaine de Staël - Femme de lettres Fréquente les salons opposés à Napoléon.
Châteaubriand - Écrivain et homme politique Proche des salons tenus au château.

Origine et histoire

Le château de la Petite Roseraie, situé à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, est construit au XVIIe siècle. Ce domaine aristocratique passe entre les mains de personnalités influentes, dont le maréchal de Ségur, la famille Arouet (liée à Voltaire), le prince Francesco Borghèse, et le comte de Boigne. Son épouse y organise des salons réunissant des opposants à Napoléon, comme Germaine de Staël, Benjamin Constant, ou Châteaubriand, dont la propriété voisine de la Vallée aux Loups est souvent citée.

Voltaire revendique une naissance à la Petite Roseraie plutôt qu’à Paris, affirmation soutenue par les mémoires de la comtesse de Boigne, qui évoque la « célébrité » du lieu due à cet événement. En 1829, Alexandre Roland-Gosselin, agent de change, acquiert le domaine et le fait agrandir par l’architecte-paysagiste Louis-Sulpice Varé, qui dessine le parc en 1855 et ajoute une orangerie et une maison d’enfant (devenue chapelle en 1909). Roland-Gosselin réunit les bâtiments existants et fait démolir la maison des Arouet.

Après la mort de Roland-Gosselin en 1866, sa petite-fille, Marie-Alexandrine, y fonde un orphelinat pour jeunes filles en 1873-1875. En 1941, l’État achète le domaine pour y installer l’École normale supérieure d’éducation physique féminine (futur CREPS). Le château est partiellement classé monument historique en 1946, protégeant ses façades, deux salles lambrissées, la grille d’entrée, et le parc.

Le site illustre les transformations d’un domaine noble en lieu éducatif et sportif, tout en conservant des traces de son passé littéraire et politique. Son parc, ses salons du XIXe siècle, et son lien supposé avec Voltaire en font un témoignage des réseaux intellectuels et des mutations sociales de l’Île-de-France.

Liens externes