Première mention écrite 1223 (≈ 1223)
Appelé *Planeia* dans un cartulaire.
1650
Incendie par les Espagnols
Incendie par les Espagnols 1650 (≈ 1650)
Destruction partielle du château.
1665
Construction du manoir
Construction du manoir 1665 (≈ 1665)
Corps de logis rectangulaire à deux étages
XVIIIe siècle
Ajout des ailes
Ajout des ailes XVIIIe siècle (≈ 1850)
Extensions asymétriques à toit *à la Mansard*
14 octobre 1985
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 14 octobre 1985 (≈ 1985)
Protection des façades et toitures
1985
Inscription partielle MH
Inscription partielle MH 1985 (≈ 1985)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 279) : inscription par arrêté du 14 octobre 1985
Personnages clés
Alphonse Hémart du Neufpré - Propriétaire fin XIXe-début XXe
Propriétaire avec Clotilde Fons.
Clotilde Fons de la Plesnoye - Propriétaire fin XIXe-début XXe
Propriétaire avec Alphonse Hémart.
Origine et histoire
Le château de la Plesnoye, situé à Englancourt dans le département de l’Aisne (Hauts-de-France), est mentionné pour la première fois en 1223 sous le nom de Planeia dans un cartulaire de l’abbaye de Foigny. Son orthographe évolue au fil des siècles (Planoie, La Plennoie, La Plesnoye sur la carte de Cassini vers 1750). Ce fief, transformé en manoir au XVIIe siècle, subit un incendie dévastateur en 1650 lors des conflits avec les Espagnols. Le bâtiment actuel, reconstruit après cette date, conserve des traces de son passé défensif, comme des archères dans les tourelles rondes.
Le château actuel date principalement des XVIIe et XVIIIe siècles. Le corps de logis rectangulaire de 1665, à deux étages, est flanqué de deux tourelles aux motifs de briques vernissées (cœurs et croix de Saint-André). Au XVIIIe siècle, deux ailes asymétriques à toit à la Mansard sont ajoutées. L’intérieur, remanié au début du XXe siècle, contraste avec la façade sud encadrée d’avant-corps. Ce monument illustre l’architecture nobiliaire rurale de Thiérache, partageant des caractéristiques avec les églises fortifiées locales, comme l’usage de briques surcuites et de corniches défensives.
Propriété d’Alphonse Hémart du Neufpré et de Clotilde Fons de la Plesnoye à la charnière des XIXe et XXe siècles, le château est partiellement inscrit aux Monuments Historiques en 1985 pour ses façades et toitures. Son décor extérieur, mêlant symboles religieux et motifs géométriques, témoigne de l’influence des ateliers locaux. Aujourd’hui, il reste un exemple significatif du patrimoine en brique de la région, bien que son usage actuel (visites, location) ne soit pas précisé dans les sources.
La toponymie du lieu reflète son histoire : Planeia (1223) évoque un terrain plat, tandis que les variantes ultérieures (Plennois, La Plesnoye) soulignent son ancrage dans le paysage de Thiérache. La carte de Cassini (vers 1750) fixe son nom moderne. Le château, bien que partiellement protégé, incarne la transition entre les manoir défensifs médiévaux et les résidences nobles d’Ancien Régime, adaptées aux besoins agricoles et sociaux de la région.
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