Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de la Plesnoye à Englancourt dans l'Aisne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de la Plesnoye

    2 Rue de la Plesnoye
    02260 Englancourt
Propriété privée
Château de la Plesnoye
Château de la Plesnoye
Château de la Plesnoye
Château de la Plesnoye
Château de la Plesnoye
Château de la Plesnoye

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1223
Première mention écrite
1650
Incendie par les Espagnols
1665
Construction du manoir
XVIIIe siècle
Ajout des ailes
14 octobre 1985
Inscription aux Monuments Historiques
1985
Inscription partielle MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. A 279) : inscription par arrêté du 14 octobre 1985

Personnages clés

Alphonse Hémart du Neufpré - Propriétaire fin XIXe-début XXe Propriétaire avec Clotilde Fons.
Clotilde Fons de la Plesnoye - Propriétaire fin XIXe-début XXe Propriétaire avec Alphonse Hémart.

Origine et histoire

Le château de la Plesnoye, situé à Englancourt dans le département de l’Aisne (Hauts-de-France), est mentionné pour la première fois en 1223 sous le nom de Planeia dans un cartulaire de l’abbaye de Foigny. Son orthographe évolue au fil des siècles (Planoie, La Plennoie, La Plesnoye sur la carte de Cassini vers 1750). Ce fief, transformé en manoir au XVIIe siècle, subit un incendie dévastateur en 1650 lors des conflits avec les Espagnols. Le bâtiment actuel, reconstruit après cette date, conserve des traces de son passé défensif, comme des archères dans les tourelles rondes.

Le château actuel date principalement des XVIIe et XVIIIe siècles. Le corps de logis rectangulaire de 1665, à deux étages, est flanqué de deux tourelles aux motifs de briques vernissées (cœurs et croix de Saint-André). Au XVIIIe siècle, deux ailes asymétriques à toit à la Mansard sont ajoutées. L’intérieur, remanié au début du XXe siècle, contraste avec la façade sud encadrée d’avant-corps. Ce monument illustre l’architecture nobiliaire rurale de Thiérache, partageant des caractéristiques avec les églises fortifiées locales, comme l’usage de briques surcuites et de corniches défensives.

Propriété d’Alphonse Hémart du Neufpré et de Clotilde Fons de la Plesnoye à la charnière des XIXe et XXe siècles, le château est partiellement inscrit aux Monuments Historiques en 1985 pour ses façades et toitures. Son décor extérieur, mêlant symboles religieux et motifs géométriques, témoigne de l’influence des ateliers locaux. Aujourd’hui, il reste un exemple significatif du patrimoine en brique de la région, bien que son usage actuel (visites, location) ne soit pas précisé dans les sources.

La toponymie du lieu reflète son histoire : Planeia (1223) évoque un terrain plat, tandis que les variantes ultérieures (Plennois, La Plesnoye) soulignent son ancrage dans le paysage de Thiérache. La carte de Cassini (vers 1750) fixe son nom moderne. Le château, bien que partiellement protégé, incarne la transition entre les manoir défensifs médiévaux et les résidences nobles d’Ancien Régime, adaptées aux besoins agricoles et sociaux de la région.

Liens externes