Auteur inconnuUnknown author |
Frise chronologique
fin XVe siècle
Construction du logis
Construction du logis
fin XVe siècle (≈ 1595)
Logis et communs édifiés par la famille du Crochet
fin XVIe siècle
Ajout de la tour
Ajout de la tour
fin XVIe siècle (≈ 1695)
Tour rectangulaire et chapelle autorisée
1802
Installation de la grille
Installation de la grille
1802 (≈ 1802)
Grille actuelle mise en place
1780-1826
Agrandissement du logis
Agrandissement du logis
1780-1826 (≈ 1803)
Façade modernisée par Pierre-Charles Gondouin
après 1826
Construction de l’orangerie
Construction de l’orangerie
après 1826 (≈ 1826)
Aménagements paysagers du XIXe siècle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| René du Crochet - Seigneur et commanditaire |
Fait construire la tour et la chapelle |
| Pierre-Charles Gondouin - Conseiller du roi et notaire |
Modernise la façade entre 1780 et 1826 |
| Jacques-Guillaume Gayot - Chevalier et doyen |
Propriétaire après la famille d’Angennes |
| Henri-Charles Goüin - Banquier et héritier |
Propriétaire au XIXe siècle |
Origine et histoire
Le château de la Prousterie, aussi appelé Proûterie, est un édifice situé sur la commune d’Avezé, dans le département de la Sarthe, en région Pays de la Loire. Construit en hauteur sur une colline, il surplombe la vallée de l’Huisne et s’inscrit dans un domaine comprenant des bois et des terres agricoles. À l’origine, ce site formait une châtellenie dépendante de la province historique du Perche, reflétant son importance locale dès le XVIe siècle.
Les premières constructions remontent à la fin du XVe siècle pour le logis et les communs, tandis que la tour rectangulaire fut ajoutée à la fin du XVIe siècle par la famille du Crochet. René du Crochet obtint alors l’autorisation d’y ériger une chapelle, marquant l’ancrage religieux et seigneurial du domaine. Le château changea ensuite de mains à plusieurs reprises, passant notamment aux familles d’Angennes, puis à Jacques-Guillaume Gayot, chevalier et doyen de la Cour des Aides de Paris.
Au XVIIIe siècle, le domaine fut acquis par Pierre-Charles Gondouin, conseiller du roi et notaire parisien, qui entreprit d’importants travaux entre 1780 et 1826. Il fit construire la partie droite du logis et harmonisa la façade, modernisant ainsi l’ensemble. La grille d’entrée actuelle date de 1802. Son fils, Charles-Constantin Gondouin, en hérita avant que le château ne passe à la famille Goüin, notamment au banquier Henri-Charles Goüin et à ses descendants.
Les aménagements se poursuivirent au XIXe siècle avec la construction de l’orangerie après 1826 et la réorganisation des abords selon les goûts de l’époque. Le château illustre ainsi une évolution architecturale continue, mêlant héritage médiéval et adaptations aux modes successives, tout en restant un symbole de pouvoir local à travers les siècles.