Construction initiale début XIIIe siècle (≈ 1304)
Château rural bâti par la famille Pot.
XVIIe siècle
Passage aux Bourbons
Passage aux Bourbons XVIIe siècle (≈ 1750)
Intégration au domaine royal après les Pot.
1985-1996
Restauration bénévole
Restauration bénévole 1985-1996 (≈ 1991)
Travaux par l’association CHAM.
2000
Acquisition par les Aguttes
Acquisition par les Aguttes 2000 (≈ 2000)
Début des nouvelles restaurations.
16 octobre 2023
Inscription MH renouvelée
Inscription MH renouvelée 16 octobre 2023 (≈ 2023)
Remplace l’arrêté de 1972.
5 juillet 2025
Classement au titre MH
Classement au titre MH 5 juillet 2025 (≈ 2025)
Protection renforcée du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château de la Prune-au-Pot en totalité et les parcelles cadastrales sur lesquelles il se situe, tels que représentés sur le plan annexé à l'arrêté et figurant au plan cadastral section B sur les parcelles n° 612, 613, 1091, 1093 : inscription par arrêté du 16 octobre 2023
Personnages clés
Henri IV - Roi de France
Séjourné lors du siège d’Argenton.
Famille Pot - Propriétaires initiaux
Donne son nom au château.
Bourbons - Dynastie royale
Propriétaires au XVIIe siècle.
Famille Aguttes - Propriétaires actuels
Restauration depuis 2000.
Origine et histoire du Château de la Prune-au-Pot
Le château de la Prune-au-Pot est un château rural construit au début du XIIIe siècle sur la commune de Ceaulmont, en Centre-Val de Loire. Il se distingue par son emplacement au milieu d’une prairie, entouré de douves défensives. Propriété de la famille Pot pendant des siècles, il tire son nom de cette lignée. Le château conserve des éléments architecturaux remarquables comme des cheminées monumentales, des escaliers en vis et des gargouilles sculptées, typiques de l’art médiéval.
Au XVIIe siècle, la seigneurie passa aux Bourbons avant d’intégrer le domaine royal. Le château fut également le lieu d’accueil d’Henri IV lors du siège d’Argenton, un épisode marquant de son histoire. L’ensemble fortifié, organisé autour d’une cour carrée close de mâchicoulis, comprend une tour carrée (ancien donjon), deux tours rondes et une poterne dotée de deux portes ogivales avec ponts-levis. Une fontaine alimente un réservoir situé dans la tour carrée, tandis qu’une salle hexagonale avec latrines occupe le premier étage.
Abandonné par la famille Pot dès le XVe siècle, le château tomba en ruines avant d’être partiellement restauré entre 1985 et 1996 par des bénévoles de l’association Chantiers Histoire et Architecture Médiévales. Acquis en 2000 par la famille Aguttes, il fit l’objet d’une inscription aux Monuments historiques en 1972, renouvelée en 2023, puis d’un classement en 2025. Aujourd’hui, les visites sont possibles en saison, hors de l’enceinte principale.
L’architecture du château reflète son rôle défensif et résidentiel, avec des éléments comme la tour Colin (rectangulaire, dotée d’un escalier en tourelle semi-hexagonale) et la maison du métayer, ajoutée à l’époque moderne entre les tours. Les douves, bien que partiellement comblées, rappellent son système de protection originel. La séquestration des terres après la Révolution marqua la fin de son statut seigneurial.
Les travaux de restauration ont permis de préserver des détails uniques, comme les mâchicoulis couronnant les murs ou les portes ogivales de la poterne. Bien que le château ne soit plus habité depuis le XVe siècle, son histoire, liée à des familles nobles et à des événements nationaux, en fait un témoignage précieux du patrimoine médiéval et post-médiéval de la région.