Frise chronologique
Avant 1622
Construction initiale
Construction initiale
Avant 1622 (≈ 1622)
Trois corps de logis édifiés sur l’emplacement.
Avant 1723
Extension du château
Extension du château
Avant 1723 (≈ 1723)
Ajout des deux retours en équerre.
XIXe siècle
Restauration partielle
Restauration partielle
XIXe siècle (≈ 1865)
Réhabilitation d’un bâtiment des dépendances.
1969
Première protection
Première protection
1969 (≈ 1969)
Inscription des façades et toitures.
1993
Seconde protection
Seconde protection
1993 (≈ 1993)
Classement jardins, portails et glacière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 251) : inscription par arrêté du 26 décembre 1969 ; Jardins avec leurs canaux (cad. BB 233, 242, 244) ; portails (cad. BB 242, 246) ; glacière (cad. BB 246) : inscription par arrêté du 31 décembre 1993
Origine et histoire
Le château de la Réauté, situé à Ligugé en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XVIe siècle, où une première demeure fut construite sur les terres du prieuré Saint-Martin. Avant 1622, l’édifice se composait déjà de trois corps de logis, auxquels furent ajoutés deux retours avant 1723, formant un plan en U. La cour d’honneur, fermée par un portail plein cintre, mène à une glacière voûtée et à des dépendances organisées en L, partiellement restaurées au XIXe siècle.
Le logis principal, en fond de cour, s’élève sur deux niveaux et un étage de comble, avec un corps central divisé en trois pavillons sous toitures indépendantes. Les façades, toitures, jardins avec leurs canaux, portails et glacière sont protégés par des inscriptions successives aux Monuments Historiques (1969 et 1993). Les servitudes, comme un lavoir, complètent l’ensemble, reflétant l’évolution architecturale et fonctionnelle du domaine entre les XVIIe et XVIIIe siècles.
Les dépendances, initialement en forme de L, ont été réduites à un seul bâtiment, tandis que la précision des aménagements (passage voûté, fosse circulaire de la glacière) témoigne d’une organisation spatiale soignée. Le site, bien que partiellement modifié, conserve des éléments clés de son histoire, comme le portail et les structures hydrauliques, illustrant l’adaptation d’une demeure seigneuriale aux besoins de son époque.