Tour de guet de Charlemagne 769 (≈ 769)
Installation d'une vigie gallo-romaine par Charlemagne.
1553-1572
Construction du château actuel
Construction du château actuel 1553-1572 (≈ 1563)
Œuvre de Gaston de l'Isle IV, maire de Bordeaux.
1639
Intervention de Richelieu
Intervention de Richelieu 1639 (≈ 1639)
Attribution à Marthe Viaud pour résoudre des litiges.
1880-1891
Rénovation par Duthoit
Rénovation par Duthoit 1880-1891 (≈ 1886)
Travaux commandités par Madame Fuinel.
1994-2003
Ère Leprince puis Grégoire
Ère Leprince puis Grégoire 1994-2003 (≈ 1999)
Vente après décès de Jean Leprince.
2013
Accident mortel et changement de propriétaire
Accident mortel et changement de propriétaire 2013 (≈ 2013)
Décès de Lam Kok et James Grégoire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Charlemagne - Empereur des Francs
Installa une tour de guet en 769.
Gaston de l'Isle IV - Maire de Bordeaux
Fit construire le château (1553-1572).
Cardinal de Richelieu - Duc de Fronsac
Résolut les litiges successoraux en 1639.
Madame Fuinel - Légataire universelle
Finança la rénovation (1880-1891).
Lam Kok - Homme d'affaires chinois
Dernier propriétaire avant l'accident de 2013.
Duthoit - Architecte
Élève de Viollet-le-Duc, rénova le château.
Origine et histoire
Le château de La Rivière trouve ses origines au VIIIe siècle, lorsque Charlemagne y installe une tour de guet sur un promontoire gallo-romain en 769. Ce poste de vigie, destiné à alerter le camp militaire de Fronsac, marque le début d’une occupation stratégique du site. Les archives mentionnent Gaston de l'Isle I comme propriétaire en 1260, suivi d’une succession de seigneurs liés aux conflits franco-anglais, dont Gaston de l'Isle II (pro-anglais en 1339) et Eyrin Aubert (1353), bénéficiaire d’une donation de Guillaume Sans de Pommiers, vicomte de Fronsac.
La construction du château actuel est lancée en 1553 par Gaston de l'Isle IV, maire de Bordeaux, et achevée en 1572. Ce dernier, marié à Bonnaventure de Lur, meurt en 1579, laissant le domaine à sa fille Jeanne. Le château traverse ensuite une période tumultueuse : saisi pour dettes en 1631, il est attribué en 1639 à Marthe Viaud, épouse de Samuel Eusebe Campet de Saujon, grâce à l’intervention du cardinal de Richelieu. Au XVIIIe siècle, Marie-Charlotte de Campet de Saujon, comtesse de Boufflers, en devient propriétaire jusqu’à sa mort en 1800, sans héritier direct en France.
Au XIXe siècle, le château change plusieurs fois de mains. Acheté en 1802 par le Sieur Labitte, il est revendu en 1817 à Nicolas Antoine Massé de Cormeille, dont les héritiers le conservent jusqu’en 1880. Alexandre Massé de Cormeille, dernier descendant, lègue le domaine à Victorine Gaboré (Madame Fuinel), qui entreprend d’importants travaux de rénovation avec l’architecte Duthoit, élève de Viollet-le-Duc, entre 1880 et 1891. Le colonel Fuinel, son époux, meurt en 1897, suivi de Madame Fuinel en 1904, marquant la fin de cette lignée.
Le XXe siècle voit le château passer entre les mains de plusieurs propriétaires, dont Jacques Paulin de Cazeuneuve (1899), René Mortier-Quarré (1903), et Émile Balluteaud (1925). En 1962, Jacques Borie en devient propriétaire avant de le vendre en 1994 à Jean Leprince. Après sa mort en 2002, le domaine est acquis en 2003 par James Grégoire, puis en 2013 par Lam Kok, homme d’affaires chinois. Un tragique accident d’hélicoptère en décembre 2013 coûte la vie à Lam Kok, son fils, et James Grégoire, laissant la propriété à Madame Lau, veuve de Lam Kok.
Aujourd’hui, le château de La Rivière reste un domaine viticole actif, produisant des vins AOC Fronsac sur 65 hectares de vignes. Son histoire, marquée par des successions mouvementées et des rénovations majeures, en fait un témoignage architectural et historique de la région. Le site, ouvert aux visites, attire également l’attention pour son rôle dans la culture populaire, comme lieu de tournage du film Cocorico.
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