Château de la Roche à Noyant-la-Gravoyère en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Roche à Noyant-la-Gravoyère

  • Château de la Roche
  • 49520 Noyant-la-Gravoyère
Château de la Roche à Noyant-la-Gravoyère
Château de la Roche à Noyant-la-Gravoyère
Château de la Roche à Noyant-la-Gravoyère
Château de la Roche à Noyant-la-Gravoyère
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1767
Première vente du domaine
1773
Acquisition par Louis de Dieusy
1788
Construction du château actuel
1802
Acquisition par Charles-Clovis Brillet de Candé
1877
Réaménagement du parc
1914-1921
Rénovation du vestibule
2003
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les éléments suivants composant le château : les façades et toitures du château ; les façades et toitures des communs (cad. AC 97, 105) : inscription par arrêté du 5 mai 2003

Personnages clés

Louis de Dieusy (ou Dieusie) Propriétaire qui fit raser le manoir fortifié et entreprit la construction du château actuel en 1788.
Charles-Clovis Brillet de Candé Propriétaire qui acquit le domaine en 1802 et conserva les ateliers de poterie et de briqueterie.
J. Chevalier Architecte paysagiste responsable du réaménagement du parc en 1877.
Ernest Bricard Architecte angevin qui rénova le vestibule et les lambris intérieurs entre 1914 et 1921.

Origine et histoire du Château de la Roche

Le château de la Roche, situé à Noyant-la-Gravoyère (Maine-et-Loire), est issu d'un domaine d'origine médiévale. Ancien fief relevant de la Roche d'Iré, il abritait jusqu'au XVIIIe siècle un manoir fortifié appartenant à la famille de Scépeaux. Vendu une première fois en 1767, le domaine fut acquis en 1773 par Louis de Dieusy (ou Dieusie), qui fit raser le manoir et entreprit, en 1788, la construction du château actuel. La propriété passa en 1802 à Charles-Clovis Brillet de Candé, puis fut réaménagée au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Le jardin régulier d'origine fut transformé en parc à l'anglaise, vraisemblablement selon un projet de l'architecte paysagiste J. Chevalier daté de 1877, et un jardin potager ainsi qu'un verger furent aménagés au nord-est, en prolongement des nouveaux communs. Les communs, datés de 1877 et situés au cœur du parc redessiné, remplacèrent l'ancienne basse-cour à l'ouest du château ; ils comprennent une importante écurie avec remises, selleries et logements pour les palefreniers, ainsi qu'un fournil, une vacherie, un poulailler et une charreterie. La conciergerie sud pourrait dater des années 1870-1880, tandis que celle du nord semble appartenir à la toute fin du siècle ou au début du XXe siècle. Le vestibule du château fut entrepris entre 1914 et 1921 par l'architecte angevin Ernest Bricard ; le décor intérieur, notamment les lambris, aurait également été refait au cours de la même période. Au XVIIIe siècle, Louis de Dieusie avait installé sur la propriété une fabrique de poterie et une briqueterie ; le baron de Candé conserva ces ateliers où l'on produisait des briques de construction, des carreaux et des tuyaux de drainage, et y ajouta en 1818 plusieurs fours destinés à la vaisselle. On y moulait aussi quelques statues en terre cuite. Les activités de poterie et de vaisselle cessèrent vers 1835, bien que trois fours anciens aient poursuivi la production de briques et de tuyaux jusqu'en 1860, date probable de leur arasement ; selon Célestin Port, un four plus moderne permit toutefois la fabrication de briques à la Roche jusqu'à la fin du XIXe siècle. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 2003. Dans les années 1980, il a accueilli l'institution Pierre Grise, un internat scolaire privé.

Liens externes