Château de La Roche Courbon à Saint-Porchaire en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de La Roche Courbon

  • Château de la Rochecourbon
  • 17250 Saint-Porchaire
Château de La Roche Courbon
Château de La Roche Courbon
Château de La Roche Courbon
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Château de La Roche Courbon
Crédit photo : Cheryl from Heptonstall & Brussels, UK & Belgium - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Vers 1475
Construction de la forteresse
1603
Consolidation du domaine
XVIIe siècle
Transformation du logis
1756
Achat par Mac Nemara
1920
Restauration par Chénereau
1944
Incendie du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Totalité des bâtiments anciens, terrasses, douves et jardins : classement par arrêté du 17 septembre 1946

Personnages clés

Jehan II de Latour Seigneur ayant fait édifier la forteresse triangulaire vers 1475.
Jacques de Courbon Propriétaire ayant consolidé la propriété et libéré Romette d'une indivision centenaire en 1603.
Jean-Louis de Courbon Propriétaire ayant transformé le logis au XVIIe siècle.
Jean-Baptiste Mac Nemara Propriétaire ayant acheté le château en 1756.
Pierre Loti Écrivain ayant contribué à la sauvegarde du château par une campagne de presse.
Paul Chénereau Propriétaire ayant entrepris d'importantes restaurations à partir de 1920.

Origine et histoire du Château de La Roche Courbon

Le site de la Roche-Courbon, situé sur les bords du Bruant à Saint-Porchaire, a été occupé depuis la préhistoire : des grottes creusées dans la falaise ont livré du mobilier moustérien, aurignacien et magdalénien. Sous le château actuel, les fouilles ont aussi mis au jour un squelette d'abord attribué à l'Aurignacien et dont la datation récente le situe autour de l'an zéro ; ces vestiges sont présentés dans le musée de Préhistoire aménagé dans la tour porche. Au XIe siècle subsistent des restes de murs et, dans la forêt environnante, on relève une enceinte de village gallo-romain et des tombes mérovingiennes. Vers 1475, Jehan II de Latour fait édifier une forteresse triangulaire composée de deux corps de logis, de quatre tours puissantes et d'un donjon, protégée naturellement par le marais ; la tour de la Fuye surveillait l'avant du site. Après des siècles de conflits dans la région, le château reste de pure défense jusqu'au début du XVIIe siècle, époque où Jacques de Courbon consolide la propriété et, en 1603, libère Romette d'une indivision centenaire; le nom La Roche-Courbon apparaît alors. Au XVIIe siècle, Jean-Louis de Courbon transforme le logis, percé de larges fenêtres et doté d'ouvertures de type Mansart ; la façade est ornée d'arcades Renaissance et un balcon porté par colonnes toscanes vient ouvrir le corps de logis sur les jardins, comme en témoigne un tableau de Jan Hackaert. À la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle, le domaine connaît son apogée avec des jardins à la française étendus et des aménagements d'esplanade, pavillons et balustrades, puis subit des dommages, vraisemblablement par un incendie, qui entraînent la disparition d'un corps de logis Est et de deux tours. En 1756, Jean-Baptiste Mac Nemara achète le château grâce aux revenus coloniaux de sa belle-famille ; la Révolution n'entraîne pas la vente du domaine car le propriétaire n'émigre pas, mais le bien est mis aux enchères en 1817 et entre ensuite dans une longue période d'abandon. L'écrivain Pierre Loti, qui fréquente la région, s'émeut du délabrement du site, le surnomme volontiers « le château de la Belle au bois dormant » et contribue, par une campagne de presse, à mobiliser l'opinion pour sa sauvegarde. En 1920, Paul Chénereau acquiert la propriété et entreprend d'importantes restaurations ; de 1928 à 1939 il fait recréer progressivement le jardin à la française, remet en état le château et restaure le cabinet des peintures, tout en aménageant une chapelle sous la charpente et un théâtre dans une ancienne grange. Le château a été incendié le 25 décembre 1944, puis, après-guerre, il s'ouvre au public et accueille des manifestations culturelles ; Paul Chénereau y organise notamment un spectacle « Son et Lumière ». Classé partiellement en 1924, le château, l'ensemble des bâtiments anciens, les terrasses, les douves et les jardins ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 17 septembre 1946, et les jardins ont reçu le label Jardin remarquable en 2004. Paul Chénereau lègue le domaine à ses enfants en 1967 ; plusieurs campagnes de restauration, financées avec l'aide de l'État et des collectivités, ont permis de consolider la tour nord, la charpente et les toitures du corps de logis puis la tour sud, tandis que les communs ont fait l'objet d'opérations de consolidation à partir des années 2000, achevées en 2010. La Grange, fortement endommagée par un incendie en octobre 1990, a été restaurée pour accueillir des manifestations. Les jardins, en partie installés sur des marais conquis sur l'eau, ont été progressivement reconstruits sur pilotis : de 1976 à 2000 environ 2 500 pieux ont été enfoncés pour préserver balustrades, échauguettes, allées et plantations, un chantier financé avec le concours de la DRAC, du conseil régional et du conseil départemental. La tempête Martin de décembre 1999 a gravement détruit la forêt du domaine ; la reconstitution des bois se poursuit avec le soutien des services publics et de l'Association des Amis de La Roche Courbon. Aujourd'hui la propriété, restaurée et meublée, expose son histoire et ouvre ses espaces au public tout au long de l'année.

Liens externes