Origine et histoire du Château de La Roche-en-Brenil
Le château de La Roche-en-Brenil, cité dès 1210, était à l’origine une forteresse médiévale dotée de douves, d’un pont-levis et de quatre tours reliées par des murailles. Son donjon et sa position stratégique en faisaient un lieu défensif clé, succédant à une tour de défense plus ancienne située à proximité. Les vestiges de cette époque incluent une tour rectangulaire datant probablement du XIVe siècle, toujours visible dans l’angle sud-ouest.
Au XVIe siècle, avec la fin des conflits féodaux, le château est reconstruit pour devenir une résidence d’agrément. La tour nord et une partie des murs sont abattus pour ouvrir la vue sur l’Auxois, tandis que des fenêtres élargies, un sacellum (petit sanctuaire) et de nouveaux bâtiments moins austères sont ajoutés à l’ouest. Un pont dormant, encore visible aujourd’hui, remplace partiellement les anciens accès fortifiés. En 1716, Guy Sallier, doyen du Grand Conseil, acquiert le domaine et fait démolir les dernières structures défensives (courtines nord et ouest) pour ériger un nouveau bâtiment contre la courtine sud, desservi par une tourelle d’escalier.
En 1841, le château échappe à la destruction grâce à Charles de Montalembert (1810-1870), qui le rachète à des marchands de biens projetant de le transformer en carrière de pierres. Il entreprend une restauration majeure et aménage un parc à l’anglaise, préservant ainsi l’édifice pour les générations futures. Le château, toujours propriété de ses descendants, est partiellement classé Monument Historique depuis 1992. Ses éléments protégés incluent les façades, les toitures, les douves, les ponts, ainsi que des intérieurs remarquables comme la bibliothèque et la chapelle.
Le domaine se compose aujourd’hui d’un logis principal du XVIIe siècle, flané de tours rondes, et d’un corps de bâtiment du XVIIIe siècle à toit à la Mansart. Les douves en eau, les communs, et un pigeonnier rond complètent l’ensemble. Bien que propriété privée, les allées du parc sont accessibles au public, offrant un aperçu de ce patrimoine architectural et paysager.
En 1976, le château a accueilli une vente nationale de poneys Halfinger, illustrant son rôle occasionnel dans la valorisation du patrimoine local. Les sources historiques mentionnent également des vestiges d’une maison forte détruite pendant les guerres de Religion, située en contrebas du site actuel.