Frise chronologique
1530
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1530 (≈ 1530)
Chapelle gothique avec autel en boiserie.
fin XVe siècle
Début de la construction
Début de la construction
fin XVe siècle (≈ 1595)
Premières fondations du château actuel.
1603
Mention du « vieux logis »
Mention du « vieux logis »
1603 (≈ 1603)
Existence d’une structure antérieure partiellement conservée.
1870-1872
Rénovations majeures
Rénovations majeures
1870-1872 (≈ 1871)
Ajout de la tour nord et restauration globale.
1878
Fermeture de la « salle des chevaliers »
Fermeture de la « salle des chevaliers »
1878 (≈ 1878)
Obstruction de l’orifice naturel par des apports de terre.
1981
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1981 (≈ 1981)
Protection des façades, toitures et décors intérieurs.
1987
Suppression du campanile
Suppression du campanile
1987 (≈ 1987)
Retrait des trois cloches de bronze du toit.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château avec ses quatre tours et des communs ; chapelle ; escalier principal à volées droites ; les pièces suivantes avec leur décor : les trois salons, la salle à manger, l'embrasure de la pièce de la tour du Vieux Jardin du rez-de-chaussée, puis les quatre pièces lambrissées du corps de logis principal, les trois pièces anciennes des tours, l'embrasure de la fenêtre de la bibliothèque dans la tour du Puits ou du Commandeur du premier étage (cad. C 11) : inscription par arrêté du 23 décembre 1981
Personnages clés
| Géraud Michel de Pierredon - Bailli de l’ordre de Malte |
Fonda le musée dédié à l’ordre souverain. |
| Le Nôtre - Paysagiste attribué (non confirmé) |
Auraient dessiné le parc du château. |
Origine et histoire
Le château de la Roche-Gençay, situé à Magné dans le département de la Vienne, est une demeure seigneuriale dont la construction s’échelonne de la fin du XVe siècle jusqu’au XVIIIe siècle. Il se distingue par son harmonie architecturale, mêlant des éléments gothiques et Renaissance, notamment sur sa façade donnant sur la rivière la Belle. Le château domine majestueusement la vallée et conserve des vestiges d’un « vieux logis » du XVIe siècle, dont une salle ronde taillée dans le roc, appelée « salle des chevaliers ».
Entre 1870 et 1872, d’importants travaux transforment l’édifice : construction de la tour nord, d’un corps de bâtiment reliant les tours est et nord, ajout d’un perron face à la Belle, et restauration des parties anciennes. Un campanile, supprimé en 1987, couronnait alors la toiture. Le parc, attribué sans preuve à Le Nôtre, abrite deux sources et une chapelle du XVIe siècle, remaniée jusqu’en 1880 pour accueillir des vitraux primés à l’Exposition Universelle de 1870.
Le château abrite depuis le XXe siècle le seul musée de France consacré à l’ordre souverain de Malte, fondé par le comte Géraud Michel de Pierredon, bailli de l’ordre et ancien hospitalier. Ce musée retrace l’histoire de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem à travers des cartes, médailles, armures et films. Les intérieurs, décorés au XVIIIe siècle, comprennent des salons boisés, des tapisseries et un mobilier d’époque, ouverts à la visite.
Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1981, le château inclut dans sa protection les façades, toitures, la chapelle, l’escalier principal, et plusieurs pièces avec leur décor intérieur. En 2003, il accueillait environ 1 300 visiteurs annuels, selon l’office de tourisme de la Vienne. Son histoire reflète aussi l’évolution architecturale et sociale d’une seigneurie poitevine, marquée par des phases de modernisation et de préservation patrimoniale.
La commune de Magné, où se dresse le château, possède un riche passé historique, attesté par des vestiges celtiques (dolmen, artefacts en silex) et une occupation gallo-romaine liée à la métallurgie. Au Moyen Âge, un cimetière mérovingien près de l’église locale confirme une présence humaine continue. Le château, par son musée et son architecture, incarne aujourd’hui ce patrimoine multiséculaire.
Les alentours immédiats du château incluent un parc de 15 hectares, traversés par la rivière la Belle, et une source dite « des Coutières ». Bien que le lien avec Le Nôtre reste hypothétique, le parc et les dépendances, comme la chapelle aux vitraux remarquables, complètent l’attrait historique et touristique du site.