Château de la Roche Racan à Saint-Paterne-Racan en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Roche Racan

  • D28
  • 37370 Saint-Paterne-Racan
Château de la Roche Racan
Château de la Roche Racan
Château de la Roche Racan
Château de la Roche Racan
Château de la Roche Racan
Château de la Roche Racan
Château de la Roche Racan
Château de la Roche Racan
Crédit photo : Daniel Jolivet - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1405
Changement de propriété
XIVe siècle
Origine du fief
Années 1630
Reconstruction du château
1711
Description du château
1745
Vente du château
1794-1817
Démolition partielle
1820
Installation d'un four
1896
Agrandissement et aménagements
1947
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le pavillon de l'aile gauche, son soubassement et sa tourelle octogonale ; les restes du pavillon de l'aile gauche (escalier de l'ancienne chapelle et ses murs) : inscription par arrêté du 6 mars 1947

Personnages clés

Honorat de Bueil Poète et académicien ayant reconstruit le château dans les années 1630.
Jacques Gabriel Maître maçon et architecte associé aux travaux du château.
Michel Rolland des Escotais Acquéreur du château en 1745.
Alphonse Huet Propriétaire ayant remis en état le château et le parc entre 1845 et 1875.
Francis Arthur de Civrieux Propriétaire ayant agrandi le pavillon Ouest et fait démolir le moulin entre 1875 et 1888.
Pierre Gauthier Propriétaire ayant aménagé une terrasse et agrandi le rez-de-chaussée en 1896.
Marcel Brakers de Hugo Propriétaire depuis 1963 ayant entretenu et conservé le château.

Origine et histoire du Château de la Roche Racan

Le fief est connu depuis le XIVe siècle et relevait de la prévôté d'Oë; il était autrefois appelé La Roche-au-Majeur, nom traduisant le rôle du seigneur comme "majeur" ou maire auprès du prévôt d'Oë, avec pouvoir de perception des impôts. En 1405, la seigneurie appartenait à Hardouin des Fontaines puis passa par alliance à la famille de Bueil. Honorat de Bueil, poète et académicien, entreprit la reconstruction du château dans les années 1630 et lui donna le nom de Racan. L'édifice primitif se composait de deux pavillons parallèles reliés par un corps de logis transversal; le pavillon Est abritait une chapelle desservie par l'escalier dit du Fer à cheval. Des éléments du soubassement de la tour polygonale pourraient provenir de cette construction antérieure. L'aveu de 1711 décrit encore le château comme « un grand pavillon avec tourelle au coin, un autre pavillon servant de chapelle, entre lequel pavillon il y a un grand corps de logis et plusieurs autres bâtiments ». Jacques Gabriel, nommé à diverses reprises maître maçon puis maître architecte (mentionné en 1652), est associé aux travaux et s'installa sur place. Au XVIIIe siècle, le château resta dans la famille de Bueil jusqu'à sa vente en 1745 à Michel Rolland des Escotais, comme l'indique une inscription gravée sur un pilier d'une salle voûtée du second étage. À la Révolution, il fut acquis par Étienne René Méhabert puis, lors d'une vente en 1818 à Michel Mathurin Mabille, il ne fut fait mention que du grand pavillon, ce qui laisse penser que la partie centrale et la chapelle orientale avaient été démolies entre 1794 et 1817. Au XIXe siècle, un four à chaux et à tuile fut installé à l'est des communs en 1820 et une manufacture de faïence est attestée par un inventaire de 1837; ces bâtiments, déclarés en ruine en 1860, furent remplacés par une serre. Les constructions bordant le coteau, à droite de la grille d'entrée, datent du premier tiers du XIXe siècle et figurent déjà sur le cadastre napoléonien. Plusieurs propriétaires se succédèrent : Aimé Bodin (1830-1845), puis Alphonse Huet (1845-1875) qui remit en état le château et le parc, Francis Arthur de Civrieux (1875-1888) qui agrandit le pavillon Ouest et fit démolir le moulin avant d'installer un bélier hydraulique, et Pierre Gauthier (1888-1919) qui, en 1896, aménagea une terrasse soutenue par de grandes arcades, créa des logements sous la seconde terrasse et agrandit le rez-de-chaussée côté sud par la construction d'un jardin d'hiver; en 1911 fut également édifié un logis à un étage à l'est de la cour des communs. La terrasse a été établie sur les substructions de l'ancien château à la fin du XIXe siècle et refaite peu après; une coquille sculptée dans le parement d'un mur est conservée comme vestige de la salle à manger de Racan. L'angle nord-ouest est marqué par une tourelle polygonale posée sur un éperon de maçonnerie, et une porte percée dans le mur qui soutient la terrasse supérieure donne accès à l'escalier du Fer à cheval. Les descriptions et les vestiges indiquent que de larges parties orientales ont disparu, tandis que subsistent des éléments du pavillon et du corps central, selon les périodes et les travaux. Inscrit aux monuments historiques en 1947, le château a connu au XXe siècle plusieurs changements de propriétaire et appartient depuis 1963 à M. Marcel Brakers de Hugo, qui l'a entretenu et conservé.

Liens externes