Frise chronologique
10-14 juin 1940
Siège de l'ambassade d'Argentine
Siège de l'ambassade d'Argentine
10-14 juin 1940 (≈ 12)
Pendant l'exode gouvernemental.
1638
Construction du manoir primitif
Construction du manoir primitif
1638 (≈ 1638)
Attribuée à Nicolas Leroux, maire de Tours.
XIXe siècle
Ajout des deux ailes
Ajout des deux ailes
XIXe siècle (≈ 1865)
Transformation en château symétrique.
1er juin 1948
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1er juin 1948 (≈ 1948)
Protection des façades et toiture centrale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et la toiture du pavillon central (cad. AL 80) : inscription par arrêté du 1er juin 1948
Personnages clés
| Nicolas Leroux - Maire de Tours et trésorier |
Constructeur présumé du manoir (1638). |
| Pierre Taschereau des Pictières - Grand-maître de l'artillerie royale |
Propriétaire ultérieur, symboles guerriers associés. |
| Narcisse Lesèble - Botaniste et maire de Ballan-Miré |
Propriétaire au XIXe siècle. |
| Régis de Chazal - Acquéreur en 1930 |
Famille conservant le château depuis. |
Origine et histoire
Le château de la Rochefuret, situé à Ballan-Miré (Indre-et-Loire), est un édifice dont la partie centrale, datant du XVIIe siècle, fut probablement construite par Nicolas Leroux, maire de Tours et trésorier au bureau des finances en 1638. Ce manoir primitif, orné de frontons symbolisant la guerre et la paix, porte les initiales de Leroux et les emblèmes liés à Pierre Taschereau des Pictières, Grand-maître de l'artillerie royale. Ses façades, caractéristiques de l'architecture classique, sont protégées depuis 1948.
Au XIXe siècle, deux ailes furent ajoutées de part et d'autre du pavillon central, transformant le manoir en un château plus imposant. Le domaine changea fréquemment de propriétaires, passant entre les mains de notables comme le général William Lawless, le botaniste Narcisse Lesèble (maire de Ballan-Miré), ou encore des familles aristocratiques comme les Guyon de Montlivault et les de Lary de Latour. En 1930, il fut acquis par Régis de Chazal, dont les descendants en conservèrent la propriété.
Le château joua un rôle diplomatique éphémère en accueillant l'ambassade d'Argentine en France du 10 au 14 juin 1940, durant la débâcle. Son histoire reflète ainsi à la fois l'évolution architecturale des demeures nobles en Touraine et les bouleversements politiques de son époque. Les éléments protégés incluent les façades et la toiture du pavillon central, témoins de son héritage classique et de ses transformations ultérieures.