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Château de la Rochette en Côte-d'or

Côte-dor

Château de la Rochette

    2 Ferme de la Motte
    21530 Sincey-lès-Rouvray
Auteur inconnuUnknown author

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
2000
1112
Construction de la Rochette
vers 1540
Construction de la Motte
1614
Unification des deux maisons
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Abbaye de Moutier-Saint-Jean - Seigneur temporel Constructeur de la Rochette en 1112.
Philippe d'Hubines - Seigneur local Partage du fief vers 1540.
René d'Hubines - Ancien propriétaire Décédé en 1614, transmettant la Rochette.
François Damoiseau - Gendre et héritier Unifie les deux maisons en 1614.

Origine et histoire

Le château de la Rochette, situé à Sincey-lès-Rouvray en Bourgogne-Franche-Comté, trouve ses origines au XIIe siècle. En 1112, l'abbaye de Moutier-Saint-Jean, devenue seigneur temporel du village, y construit une maison forte appelée la Rochette. Ce premier édifice marque le début d'une occupation seigneuriale sur ce site, bien avant les transformations ultérieures.

Au XVIe siècle, le domaine se scinde en deux entités distinctes : la Rochette originelle et une seconde maison forte, la Motte, construite vers 1540 lors du partage du fief de Philippe d'Hubines. Cette dernière, décrite en 1614 comme une maison encadrée de quatre tours (dont un pigeonnier), un pont-levis et des communs, est entourée de murailles. À la même époque, la Rochette comprend une maison à deux étages avec chambres basses et hautes, un grenier, une cave voûtée et des communs.

L'architecture actuelle du manoir, daté du XVIe siècle, conserve des éléments défensifs caractéristiques : un plan rectangulaire à deux étages, des tours circulaires aux angles, une tourelle en surplomb et une échauguette. Une porte avec bretèche marque l'entrée est. À proximité, une ferme fortifiée aux tours rondes et fossés secs, ancienne basse-cour, complète l'ensemble. Ces bâtiments, bien que non classés, sont considérés comme méritant une protection au titre des Monuments Historiques pour leur valeur patrimoniale.

Le site illustre l'évolution des maisons fortes en Bourgogne, passant d'une fonction purement défensive à un rôle résidentiel et agricole. La transmission du domaine, notamment via le mariage de René d'Hubines dont le gendre François Damoiseau hérite et unifie les deux maisons en 1614, reflète les stratégies successorales de la noblesse locale à l'aube du XVIIe siècle.

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