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Château de la Rongère en Mayenne

Mayenne

Château de la Rongère

    3 La Rongère
    53380 La Croixille

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1168
Première mention écrite
1633
Acquisition seigneuriale
26 mars 1793
Perquisitions révolutionnaires
20 mars 1794
Exécution de François-Marie-Jérôme Couasnon
16 juillet 1814
Transfert des restes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre de Couasnon - Seigneur et écuyer Confirme en 1668 le statut noble familial.
François-Marie-Jérôme Couasnon de la Barillère - Vicaire général et prêtre réfractaire Exécuté en 1794 pendant la Révolution.
César-Jérôme Couasnon de la Barillère - Archidiacre et aumônier du roi Frère de François-Marie, lié à la cathédrale de Sées.

Origine et histoire

Le château de la Rongère, mentionné dès 1168 sous le nom de G. de Rongeria dans le Cartulaire de l'Abbaye de Savigny, est un fief historique de la région. Situé à 2 km à l'est du bourg de La Croixille, en Mayenne, il s’élève sur un affluent de la Vilaine. Son architecture moderne, avec un corps de logis rectangulaire flanqué de tourelles et un pavillon carré, entoure une cour intérieure. Une longue avenue et un parc complètent l’ensemble, reflétant son importance seigneuriale.

Le château est lié à la famille de Couasnon, établie à La Croixille dès le XVIe siècle. Cette lignée noble, originaire de Bretagne, acquiert la seigneurie paroissiale en 1633. Parmi ses membres, Pierre de Couasnon confirme en 1668 son statut d’écuyer pour lui et ses frères, dont Jean, au service du roi. La famille conserve ses terres jusqu’à la fin du XIXe siècle, malgré les bouleversements révolutionnaires.

Pendant la Révolution française, le château est le théâtre de perquisitions le 26 mars 1793, visant à déjouer des rassemblements suspects. François-Marie-Jérôme Couasnon de la Barillère, vicaire général de Limoges et prêtre réfractaire, y est arrêté en février 1794. Condamné par la Commission militaire révolutionnaire de la Mayenne, il est exécuté le 20 mars 1794. Son corps, relevé en 1814, repose depuis dans le Sanctuaire de Charné.

Les archives mentionnent également des éléments architecturaux notables, comme les toits en contrecourbes des pavillons et tourelles, ainsi que des dépendances incluant une chapelle, un moulin et un étang, visibles sur la Carte de Cassini. Le site reste un témoignage des dynamiques seigneuriales et religieuses de la Mayenne, des XIIe aux XIXe siècles.

Liens externes