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Château de La Roque à Saint-Germain-de-la-Rivière en Gironde

Château de La Roque

    4 La Roque
    33240 Saint-Germain-de-la-Rivière
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1639
Acquisition par Henri du Mas
2e moitié XVIIIe siècle
Aménagements des jardins
1874-1876
Projet avorté de Henri Duphot
vers 1888
Transformation par Alphonse Blaquière
28 septembre 2006
Inscription du château
25 juillet 2007
Classement des jardins
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château avec ses communs et ses dépendances ; les jardins, l'exception des parties clasées (cad. A 82 à 84, 87, 89, 92, 668, 669, 671 à 683) : inscription par arrêté du 28 septembre 2006 - Les jardins, y compris les parcelles boisées, incluant les terrasses, les réseaux et aménagements hydrauliques, le pavillon de l'orangerie et le belvédère (cad. A 89 675 : vivier et jardins d'eau ; 679 : terrasse du logis bas ; 92, 669, 673, 672, 678 : terrasses du château ; 87, 677 : terrasses intermédiaires ; 681 : belvédère du 18e s. ou péristyle ; 683 : pavillon du 18e s. ou orangerie ; 682 : château d'eau du 19e s. ; 81 à 84, 87, 676, 667 : parties boisées ; 668, 671, 674 : allée) : classement par arrêt du 25 juillet 2007

Personnages clés

Henri du Mas - Avocat au Parlement de Bordeaux Acquiert le domaine en 1639.
Henri Duphot - Architecte Projette un château (1874-1876, non construit).
Alphonse Blaquière - Architecte Transforme le château vers 1888.
Etienne Laclotte - Architecte Associé aux travaux (rôle non détaillé).

Origine et histoire

Le château de La Roque trouve ses origines sur l’emplacement d’une forteresse médiévale, acquise en 1639 par Henri du Mas, avocat au Parlement de Bordeaux. Dès cette époque, le domaine combine exploitation viticole et carrières de pierre, avec des bâtiments organisés en U abritant logis et communs. Les traces de cette période subsistent dans la structure agricole et résidentielle du site, bien que les transformations ultérieures aient profondément modifié son aspect.

Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, le domaine est réaménagé avec des jardins structurés en terrasses, un belvédère et un jardin d’eau, reflétant l’influence des modèles paysagers de l’époque. Ces aménagements, encore visibles aujourd’hui, témoignent d’une volonté esthétique et fonctionnelle, intégrant le paysage naturel de la Dordogne. Les terrasses, les réseaux hydrauliques et les pavillons (comme l’orangerie) datent de cette période charnière.

La fin du XIXe siècle marque une phase de modernisation architecturale et paysagère. Entre 1874 et 1876, l’architecte Henri Duphot propose des plans pour un nouveau château, jamais réalisés. En revanche, Alphonse Blaquière mène à bien, vers 1888, la transformation des bâtiments en un ensemble néoclassique en L, avec galeries à colonnades et pavillons. Un château d’eau est érigé, et le parc est repensé pour s’ouvrir sur la Dordogne au sud et sur les jardins à l’est. Ces travaux s’inscrivent dans un contexte de valorisation des domaines viticoles bordelais, alliant prestige architectural et fonctionnalité agricole.

Les protections patrimoniales interviennent au XXIe siècle : les jardins (y compris les terrasses, le belvédère et l’orangerie) sont classés en 2007, tandis que le château et ses dépendances sont inscrits en 2006. Ces mesures soulignent la valeur historique et paysagère du site, préservant à la fois les vestiges des XVIIIe et XIXe siècles et leur intégration dans un environnement naturel remarquable.

Le domaine illustre ainsi l’évolution d’un site médiéval en un ensemble résidentiel et viticole, marqué par les influences architecturales et paysagères des Lumières et de la bourgeoisie industrielle du Second Empire. Les architectes Duphot, Blaquière et Laclotte y ont laissé leur empreinte, mêlant héritage et innovation.

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