Frise chronologique
XIIIe siècle
Origines du château
Origines du château
XIIIe siècle (≈ 1350)
Construction des parties les plus anciennes.
XVIe siècle
Restauration complète
Restauration complète
XVIe siècle (≈ 1650)
Érection de la tour hexagonale.
12 octobre 1948
Classement monument historique
Classement monument historique
12 octobre 1948 (≈ 1948)
Inscription officielle du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de la Rue (cad. C 1679) : inscription par arrêté du 12 octobre 1948
Personnages clés
| Archevêques de Bordeaux - Premiers propriétaires connus |
Propriétaires au XIIIe siècle. |
| Familles d'Abzac, d'Escodeca, d'Aubusson, Gouffier de Gonor et de Lostanges - Propriétaires successifs |
Possesseurs sur cinq siècles. |
Origine et histoire
Le château de la Rue est un édifice médiéval situé sur la commune de Lalinde, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Ses origines remontent au XIIIe siècle, comme en témoignent ses parties les plus anciennes. Il est établi sur une motte féodale artificielle, dans le Périgord pourpre, et tire son nom de sa proximité avec un ancien axe de passage traversant le village voisin de Drayaux. Ce château, propriété privée, a été inscrit au titre des monuments historiques le 12 octobre 1948.
À l'origine, le château appartenait aux Archevêques de Bordeaux au XIIIe siècle. Au fil des siècles, il a changé de mains à plusieurs reprises, passant entre celles des familles d'Abzac, d'Escodeca, d'Aubusson, Gouffier de Gonor et de Lostanges. Endommagé à plusieurs reprises, notamment pendant la guerre de Cent Ans, il a été entièrement restauré au XVIe siècle, période durant laquelle la tour hexagonale a été érigée.
L'architecture du château est marquée par une enceinte en quadrilatère, dont les angles correspondent aux quatre points cardinaux. Les murs, particulièrement élevés au sud-est et au sud-ouest, conservent des vestiges de mâchicoulis. L'entrée, située au nord-est, était protégée par une barbacane et un pont-levis franchissant une douve. La tour hexagonale, située à la pointe sud des bâtiments, abrite un escalier en colimaçon. Ce château illustre ainsi l'évolution des techniques défensives et architecturales entre le Moyen Âge et la Renaissance.