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Château de la Sagne à Mazamet dans le Tarn

Tarn

Château de la Sagne

    3 Rue de la Sagne
    81200 Mazamet

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1729
Acquisition initiale
1794
Rachat par les Olombel
vers 1870
Rénovations majeures
début XXe siècle
Morcellement du parc
2022
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château de la Sagne et son parc, en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté, y compris les grilles et le portail d'entrée, situés 7 boulevard de-Lattre-de-Tassigny, sur les parcelles n° 662 à 665 et n°667 à 671, figurant au cadastre section AH : inscription par arrêté du 8 juin 2022

Personnages clés

Pierre Bosviel de Lagoutine - Premier acquéreur Achète la propriété en 1729.
Pierre Olombel - Industriel textile Rachète et transforme le château en 1794.
Elisabeth-Louise Bosviel - Épouse de Pierre Olombel Aménage la salle à manger fin XVIIIe.
Philippe Olombel (¹1874) - Dernier propriétaire Olombel Morcelle le parc au XXe siècle.
Louis-Alphonse Corvetto - Architecte présumé Aura dirigé les rénovations vers 1870.

Origine et histoire

Le château de la Sagne, situé à Mazamet, trouve ses origines en 1729 lorsque Pierre Bosviel de Lagoutine acquiert la « metterie de la Saigne », un bâtiment modeste en mauvais état. En 1794, Pierre Olombel, marchand-fabricant prospère dans le textile, rachète la propriété, marquant ainsi son ascension sociale. L’édifice adopte alors sa forme actuelle, avec un corps principal allongé de 35 mètres, trois niveaux, et deux ailes secondaires. Les transformations majeures, comme la décoration des façades en ciment moulé et l’aménagement intérieur, datent de la seconde moitié du XIXe siècle, probablement vers 1870, sous l’impulsion des héritiers Olombel.

L’architecture du château reflète la richesse de ses propriétaires industriels : un vestibule imposant, un escalier monumental encadré de piliers cannelés, et une bibliothèque remaniée au XIXe siècle. Les façades, sobres mais élégantes, sont unifiées par des décors en ciment (corniches, chaînes d’angle, agrafes) ajoutés par les Olombel. Le parc de deux hectares, aménagé pour isoler le château, ainsi que les bureaux de l’entreprise installés à l’est, témoignent de l’intégration du domaine dans le développement urbain et industriel de Mazamet. Les communs, comme la buanderie avec son puits et son lavoir en ciment, rappellent les usages domestiques de l’époque.

À la fin du XVIIIe siècle, Elisabeth-Louise Bosviel, épouse de Pierre Olombel, aurait aménagé la salle à manger de l’aile est, dont les boiseries en noyer subsistent. Au début du XXe siècle, Philippe Olombel, dernier propriétaire, morcelle le parc pour vendre des terrains à des industriels locaux, marquant la fin de l’ère familiale. Le château, inscrit aux Monuments Historiques en 2022, conserve ainsi les traces de son évolution, liée à l’histoire textile de Mazamet et à l’ascension sociale des Olombel.

Les sources évoquent un possible rôle de l’architecte montpelliérain Louis-Alphonse Corvetto dans les rénovations de 1870, en raison de similitudes avec la villa Cormoul-Houlès (1875-1876). Le cadastre de 1830 et un tableau du début du XIXe siècle confirment l’existence du corps principal avant 1794, avec une travée caractéristique éclairant le couloir longitudinal. Les dépendances (écuries, conciergerie, buanderie) complétaient ce domaine, aujourd’hui partiellement préservé.

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