Origine familiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Première mention de la famille de La Sayette.
1793
Rachat post-Révolution
Rachat post-Révolution 1793 (≈ 1793)
Racheté par la belle-fille de l’ancien propriétaire.
1856-1882
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1856-1882 (≈ 1869)
Chapelle néo-gothique érigée par l’architecte Boyer.
23 juillet 2004
Inscription monument historique
Inscription monument historique 23 juillet 2004 (≈ 2004)
Logis, chapelle et parc protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Famille de La Sayette - Propriétaire historique
Possède le château depuis le XIIIe siècle.
Architecte Boyer - Rénovateur du XIXe siècle
Conçoit la chapelle néo-gothique.
Origine et histoire
Le château de la Sayette, implanté dans la commune de Vasles en Deux-Sèvres, appartient à la famille de La Sayette depuis le XIIIe siècle. Bien que la filiation directe de cette famille ne soit prouvée qu’à partir d’environ 1380, le château, probablement fortifié dès le XIIIe siècle, a connu une histoire mouvementée : occupation anglaise, siège par les Huguenots, et vente comme bien national sous la Révolution. Il fut racheté en 1793 par la belle-fille de son ancien propriétaire, un émigré en Grande-Bretagne.
Au XIXe siècle, le château subit d’importants remaniements sous la direction de l’architecte Boyer. Les deux corps de communs fermant la cour furent abattus, et une chapelle de style néo-gothique fut érigée entre 1856 et 1882. Ces transformations marquèrent une modernisation de l’édifice, tout en préservant son logis du XVe siècle, encadré de deux tours, témoin de son passé médiéval.
Le domaine s’étend sur un parc et des jardins créés à la Renaissance et fixés au XVIIe siècle, organisés en quatre clos. On y trouve un jardin à la française avec parterres classiques et boulingrin, une charmille d’un hectare, un jardin utile avec arbres en espaliers, ainsi qu’un parc arboré d’essences rares. Ces éléments, associés au puits, aux cadrans solaires et à l’abreuvoir-pédiluve, reflètent l’évolution des goûts et des usages des lieux à travers les siècles.
En 2004, le logis, la chapelle, les communs, l’abreuvoir, les murs de clôture et le parc ont été inscrits à l’inventaire des monuments historiques, reconnaissant ainsi la valeur patrimoniale de l’ensemble. Aujourd’hui, le château se visite uniquement sur rendez-vous, perpétuant son caractère privé tout en ouvrant ses portes à un public averti.