Frise chronologique
1671
Construction du château
Construction du château
1671 (≈ 1671)
Par Delahaye pour Guillaume d'Harouys.
24 septembre 1675
Mention par Madame de Sévigné
Mention par Madame de Sévigné
24 septembre 1675 (≈ 1675)
Dans une lettre à Madame de Grignan.
1730
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1730 (≈ 1730)
Finalisé par le marquis de Becdelièvre.
après 1730
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
après 1730 (≈ 1730)
Par le marquis de Becdelièvre.
1816
Redessin des jardins
Redessin des jardins
1816 (≈ 1816)
Modification paysagère du domaine.
1833
Vitrail de la chapelle
Vitrail de la chapelle
1833 (≈ 1833)
Ajout d’un vitrail dans la chapelle.
Années 1990
Redécouverte des peintures
Redécouverte des peintures
Années 1990 (≈ 1990)
Décors du XVIIe siècle mis au jour.
années 1990
Redécouverte des peintures
Redécouverte des peintures
années 1990 (≈ 1990)
Peintures ornementales du XVIIe siècle.
30 décembre 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
30 décembre 1994 (≈ 1994)
Château, communs, portail et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château avec ses communs, le portail et la grille (cad. D 339, 1234) : classement par arrêté du 30 décembre 1994 ; Parc du château, avec ses fabriques (délimité sur la plan annexé à l'arrêté, cad. D 304, 338 à 341, 346 à 348, 438, 680, 679, 1129, 1130, 1230, 1231, 1233) : inscription par arrêté du 30 décembre 1994
Personnages clés
| Guillaume d'Harouys - Trésorier des États de Bretagne |
Commanditaire du château en 1671. |
| Delahaye - Architecte parisien |
Concepteur du château en 1671. |
| Jean-Baptiste de Becdelièvre - Avocat-général et président |
Propriétaire après la famille Harouys. |
| Madame de Sévigné - Épistolière célèbre |
Évoque le château en 1675. |
| Berthault - Paysagiste |
Redessina le parc vers 1816. |
| André Jallais - Homme d'affaires nantais |
Acheteur avant l'occupation allemande. |
| Guillaume d'Harouys de La Seilleraye - Trésorier des États de Bretagne |
Commanditaire du château en 1671. |
| André de Cassin de Kainlis - Officier et maire de Carquefou |
Propriétaire par alliance au XIXe. |
Origine et histoire
Le château de la Seilleraye, situé à Carquefou en Loire-Atlantique, est un édifice construit en deux phases majeures : la reconstruction en 1671 par l’architecte parisien Delahaye pour Guillaume d'Harouys, trésorier des États de Bretagne, puis son achèvement après 1730 sous le marquis de Becdelièvre. Ce château, classé Monument Historique en 1994 avec ses communs et son parc, incarne l’héritage d’une seigneurie liée à des familles influentes de Nantes, comme les Harouys et les Becdelièvre, qui marquèrent la vie politique bretonne aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Avant la Révolution, le domaine appartenait à la famille Harouys, dont plusieurs membres furent maires de Nantes. Guillaume d'Harouys, commanditaire du château actuel, mourut sans héritier direct, et le domaine passa à sa tante Louise, épouse de Jean-Baptiste de Becdelièvre, figure éminente du parlement de Bretagne. Le château fut cité par Madame de Sévigné en 1675, qui évoqua dans sa correspondance les difficultés de sa construction. Les décors intérieurs, incluant des lambris du XVIIIe siècle et des peintures ornementales du XVIIe redécouvertes dans les années 1990, témoignent de son évolution artistique.
Au XIXe siècle, le château changea de mains à travers des alliances matrimoniales, passant aux familles de Courtarvel puis de Solages. Le parc fut redessiné vers 1816 par Berthault, tandis que les vitraux de la chapelle, datant de 1833, complètent son patrimoine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château fut occupé par les Allemands, puis racheté par André Jallais, avant d’être envisagé comme hôpital — un projet finalement abandonné. Aujourd’hui, il abrite des résidences privées après une réhabilitation préservant son caractère historique.
Les jardins, classés avec leurs fabriques, et les dépendances transformées en maisons, illustrent l’adaptation contemporaine d’un patrimoine ancré dans l’histoire locale. Les protections légales de 1994 soulignent sa valeur architecturale et paysagère, tout en rappelant son rôle passé comme lieu de pouvoir et de vie aristocratique en Bretagne.