Caves voûtées de la ferme Moyen Âge (période non précisée) (≈ 1125)
Vestiges médiévaux sur le domaine.
1643
Construction du château
Construction du château 1643 (≈ 1643)
Remplace l’ancien château seigneurial par Richard Petit.
1er octobre 1963
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1er octobre 1963 (≈ 1963)
Protection des façades, toitures, pont et douves.
Début XXe siècle
Surélevation du corps central
Surélevation du corps central Début XXe siècle (≈ 2004)
Ajout d’un étage au bâtiment existant.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ; petit pont d'accès au château ; douves ; cour (cad. H 472, 471bis) : inscription par arrêté du 1er octobre 1963
Personnages clés
Richard Petit - Chevalier, conseiller secrétaire du roi
Commanditaire du château en 1643.
Origine et histoire du Château de La Selle-sur-le-Bied
Le château de La Selle-sur-le-Bied a été construit en 1643 par le chevalier Richard Petit, conseiller secrétaire du roi, pour remplacer l’ancien château seigneurial de la Celle. Ce bâtiment, initialement d’un seul niveau, se distingue par ses deux pavillons latéraux plus élevés et une modénature mêlant pierre et briques apparentes. Il est ceint de douves sur trois côtés, tandis que la rivière La Cléry borde son flanc sud. Un pont ancien, franchissant les douves, relie le château à une esplanade située à l’ouest.
Au début du XXe siècle, le corps central du château est surélevé d’un étage, modifiant partiellement son apparence d’origine. Le domaine inclut également une ferme dont les caves voûtées, datées probablement du Moyen Âge, s’adossent au chevet de l’église paroissiale. Ces caves, caractérisées par des croisées d’ogives en pierre, témoignent d’une occupation ancienne du site. Le château et ses abords (façades, toitures, pont d’accès et douves) ont été inscrits aux Monuments Historiques par arrêté du 1er octobre 1963.
L’architecture du château reflète une transition entre les styles classique et régional, avec des éléments défensifs résiduels (douves) et une intégration harmonieuse dans le paysage local. La présence de la rivière et des douves souligne son rôle historique de résidence seigneuriale protégée, tout en illustrant l’évolution des besoins résidentiels entre le XVIIe et le XXe siècle. La proximité de l’église paroissiale et des vestiges médiévaux dans la ferme suggère une continuité d’occupation et d’exploitation du domaine sur plusieurs siècles.