Construction de la tour XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la tour carrée et du réseau
1825
Rattachement communal
Rattachement communal 1825 (≈ 1825)
Hameau rattaché aux Salles-du-Gardon
28 juin 1963
Classement MH
Classement MH 28 juin 1963 (≈ 1963)
Inscription des ruines comme monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines de la tour (cad. E 638) : inscription par arrêté du 28 juin 1963
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur
Origine et histoire du Château de la Tour
Le château de La Tour aux Salles-du-Gardon, édifié au XIIIe siècle, fait partie d’un réseau de tours-signaux médiévales établies sur les collines entre Alès et Sainte-Cécile-d’Andorge. Ces constructions, dont deux tours carrées à bossages avec archères voûtées, servaient probablement à la surveillance et à la communication. La tour des Salles-du-Gardon, accompagnée d’une chapelle, dépendait autrefois du hameau de La Tour, rattaché à la commune en 1825 après avoir appartenu à Laval. Les vestiges d’une porte fortifiée, avec une voûte en berceau, subsistent encore sur le chemin d’accès.
La tour était vraisemblablement intégrée à un ensemble défensif plus large, incluant une église voisine. Son architecture, typique du XIIIe siècle, reflète les techniques militaires de l’époque : murs épais, archères étroites et structure carrée. Ces tours-signaux, réparties stratégiquement, permettaient de contrôler les déplacements dans cette zone montagneuse et forestière du Gard. Leur rôle exact (défensif, observatoire ou symbolique) reste partiellement interprété, mais leur disposition suggère une organisation coordonnée.
Classées comme monument historique en 1963, les ruines de la tour (cadastre E 638) sont aujourd’hui propriété de la commune. Leur état de conservation, bien que partiel, offre un témoignage des systèmes de défense locaux au Moyen Âge. La localisation, près de l’actuelle rue des Rouges-Gorges, confirme son ancrage dans le paysage historique des Cévennes gardoises, entre influences languedociennes et provençales.