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Château de la Tour de Romanèche en Saône-et-Loire

Château de la Tour de Romanèche

    930 Rue de la Tour
    71570 Romanèche-Thorins
PHILDIC

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1450
Construction du château
fin XVIe siècle
Vente à Claude de Noblet
1717
Achat par Abel-Michel Chesnard
1751
Fondation d’une chapelle
1791
Vente à Jean-Frédéric Schalleimer
vers 1840
Rachat par Clément Carra
1928
Propriété de la famille Barmont
années 1950
Acquisition par la famille Veille
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Étienne de Rébé - Propriétaire et vendeur Mari de Françoise de Chabeu, vend à Claude de Noblet.
Claude de Noblet - Acquéreur fin XVIe Nouveau propriétaire par achat.
Abel-Michel Chesnard - Propriétaire en 1717 Fonde une chapelle en 1751.
Jean-Frédéric Schalleimer - Acheteur en 1791 Jeune Suisse propriétaire du château.
Clément Carra - Propriétaire vers 1840 Acquiert le domaine au XIXe siècle.

Origine et histoire

Le château de la Tour de Romanèche est un édifice médiéval situé à Romanèche-Thorins, en Saône-et-Loire. Construit vers 1450, il se distingue par son architecture défensive, avec des fossés alimentés par une eau vive, vestiges d’une enceinte précédée d’une basse cour. Le corps principal, accompagné de deux ailes en retour d’équerre, est flanqué de deux tours rondes aux angles extérieurs. Les toitures basses, couvertes de tuiles creuses, complètent cet ensemble typique des châteaux bourguignons de la fin du Moyen Âge.

À l’origine, le château appartient à la famille de Chabeu. À la fin du XVIe siècle, il est vendu par Étienne de Rébé, époux de Françoise de Chabeu, à Claude de Noblet. Par alliance, la propriété passe ensuite aux Thibaut, qui relèvent le nom de Noblet. En 1717, elle est acquise par Abel-Michel Chesnard, dont les descendants fondent une chapelle en 1751. Le domaine change plusieurs fois de mains : vendu en 1791 à Jean-Frédéric Schalleimer, un jeune Suisse, puis acquis vers 1840 par Clément Carra. Au XXe siècle, il appartient successivement à la famille Barmont (1928) et aux Veille (depuis les années 1950). Récemment, il a été racheté par la famille Morel et fait l’objet de rénovations.

Le château, toujours propriété privée, ne se visite pas. Son histoire reflète les mutations sociales et économiques de la Bourgogne, depuis les familles nobles médiévales jusqu’aux propriétaires bourgeois des XIXe et XXe siècles. Les fossés et les éléments défensifs rappellent son origine militaire, tandis que les transformations ultérieures témoignent de son adaptation à des usages résidentiels et agricoles au fil des siècles.

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