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Château de la Trave à Préchac en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Trave

  • D222
  • 33730 Préchac
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Château de la Trave
Crédit photo : Henry Salomé - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
33730 Préchac, D222

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
début XIVe siècle (vers 1306)
Construction du château
1456
Destruction possible
XVIe siècle
Ruine alternative
22 décembre 1987
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de la Trave : ruines et sous-sol correspondant à l'implantation du château (cad. AB 75) : inscription par arrêté du 22 décembre 1987

Personnages clés

Arnaud-Bernard de Preyssac - Constructeur Fondateur du château vers 1306
Pierre de Montferrand - Propriétaire traître Rallié aux Anglais, cause possible
Charles VII - Roi de France Ordonna destruction en 1456

Origine et histoire du Château de la Trave

Le château de la Trave, édifié au début du XIVe siècle (vers 1306), est une puissante forteresse médiévale située sur la commune de Préchac, en Gironde. Construit par Arnaud-Bernard de Preyssac, il se dresse sur les hauteurs de la rive gauche des gorges du Ciron, près d’un pont enjambant la rivière. Son architecture allongée (40 m), encadrée de tours carrées et protégée par des fossés, reflète son rôle défensif stratégique. Une basse-cour au nord-ouest double sa superficie, tandis qu’un précipice naturel renforce son isolement.

Les origines de sa destruction restent incertaines. Selon les sources, il aurait été rasé en 1456 sur ordre de Charles VII après l’arrestation de Pierre de Montferrand, son propriétaire rallié aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Une autre hypothèse évoque des dégâts lors des guerres de Religion au XVIe siècle. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’un mur du donjon central, tandis que l’enceinte rectangulaire et ses tours d’angle sont partiellement visibles.

Les vestiges du château sont inscrits aux monuments historiques depuis le 22 décembre 1987. Le site, libre d’accès, offre un témoignage architectural des conflits qui ont marqué la Guyenne médiévale. Son plan allongé, ses fossés et sa basse-cour illustrent les techniques défensives de l’époque, tandis que sa localisation près du Ciron souligne son importance stratégique dans la région.

La forteresse se composait initialement d’une enceinte principale rectangulaire, renforcée par des tours carrées aux angles, et d’une basse-cour ceinte d’une courtine. Le donjon, aujourd’hui disparu, occupait le centre de l’enceinte. Les ruines actuelles, bien que fragmentaires, permettent d’imaginer l’ampleur de cette construction militaire, typique des châteaux gascons du Moyen Âge tardif.

Liens externes

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