Construction du château début XIVe siècle (vers 1306) (≈ 1404)
Bâti par Arnaud-Bernard de Preyssac
1456
Destruction possible
Destruction possible 1456 (≈ 1456)
Ordre de Charles VII après trahison
XVIe siècle
Ruine alternative
Ruine alternative XVIe siècle (≈ 1650)
Guerres de Religion évoquées
22 décembre 1987
Inscription MH
Inscription MH 22 décembre 1987 (≈ 1987)
Protection des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de la Trave : ruines et sous-sol correspondant à l'implantation du château (cad. AB 75) : inscription par arrêté du 22 décembre 1987
Personnages clés
Arnaud-Bernard de Preyssac - Constructeur
Fondateur du château vers 1306
Pierre de Montferrand - Propriétaire traître
Rallié aux Anglais, cause possible
Charles VII - Roi de France
Ordonna destruction en 1456
Origine et histoire du Château de la Trave
Le château de la Trave, édifié au début du XIVe siècle (vers 1306), est une puissante forteresse médiévale située sur la commune de Préchac, en Gironde. Construit par Arnaud-Bernard de Preyssac, il se dresse sur les hauteurs de la rive gauche des gorges du Ciron, près d’un pont enjambant la rivière. Son architecture allongée (40 m), encadrée de tours carrées et protégée par des fossés, reflète son rôle défensif stratégique. Une basse-cour au nord-ouest double sa superficie, tandis qu’un précipice naturel renforce son isolement.
Les origines de sa destruction restent incertaines. Selon les sources, il aurait été rasé en 1456 sur ordre de Charles VII après l’arrestation de Pierre de Montferrand, son propriétaire rallié aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Une autre hypothèse évoque des dégâts lors des guerres de Religion au XVIe siècle. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’un mur du donjon central, tandis que l’enceinte rectangulaire et ses tours d’angle sont partiellement visibles.
Les vestiges du château sont inscrits aux monuments historiques depuis le 22 décembre 1987. Le site, libre d’accès, offre un témoignage architectural des conflits qui ont marqué la Guyenne médiévale. Son plan allongé, ses fossés et sa basse-cour illustrent les techniques défensives de l’époque, tandis que sa localisation près du Ciron souligne son importance stratégique dans la région.
La forteresse se composait initialement d’une enceinte principale rectangulaire, renforcée par des tours carrées aux angles, et d’une basse-cour ceinte d’une courtine. Le donjon, aujourd’hui disparu, occupait le centre de l’enceinte. Les ruines actuelles, bien que fragmentaires, permettent d’imaginer l’ampleur de cette construction militaire, typique des châteaux gascons du Moyen Âge tardif.