Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de la Valette en Mayenne

Château de la Valette

    2 La Valette
    53170 Villiers-Charlemagne

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1728
Présence d'une chapelle
1759
Conflit de pêche
1839
Construction du pont
1871
Destruction et rétablissement du pont
1878
Rachat du péage
fin XIXe siècle
Rénovation par La Tour d'Auvergne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

M. de la Valette - Fermier de la pêche En conflit avec M. de Montecler en 1759.
M. de Montecler - Possesseur du fief de Villiers Opposant dans le litige de pêche.
Duc de la Trémoille - Seigneur et arbitre Tranche en faveur de M. de la Valette.
Gabriel Sourdille - Ancêtre de la famille Sourdille Fondateur des branches de Chambrezais et de la Valette.
Jérôme Sourdille - Membre de la famille Sourdille Époux de Marguerite Fouquet, parente de Nicolas Fouquet.
Charles-Laurent-Bernard-Godefroy de La Tour d'Auvergne-Lauraguais - Propriétaire et rénovateur Acquiert le domaine à la fin du XIXe siècle.

Origine et histoire

Le château de la Valette est un édifice français implanté à Villiers-Charlemagne, dans le département de la Mayenne, en région Pays de la Loire. Il se dresse dans la vallée boisée de la Mayenne, face aux terres de Houssay, et est mentionné sur des cartes anciennes comme un manoir associé à un moulin. Son histoire est marquée par des tensions locales, notamment en 1759, lorsque M. de la Valette, fermier de la pêche, entre en conflit avec M. de Montecler, seigneur de Villiers, au sujet des droits de pêche sur la rivière. Le conseil de tutelle du duc de la Trémoille tranche alors en faveur de M. de la Valette, estimant que M. de Montecler, n’étant pas châtelain, ne pouvait revendiquer ce droit.

Le domaine est à l’origine créé par la famille Sourdille, une lignée notable de Château-Gontier anoblie au XVIIe siècle grâce à l’acquisition d’une charge de secrétaire du roi. Leurs armoiries, d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles, symbolisent leur ascension sociale, notamment après l’alliance de Jérôme Sourdille avec Marguerite Fouquet, parente du célèbre surintendant Nicolas Fouquet. Au XIXe siècle, Charles-Laurent-Bernard-Godefroy de La Tour d’Auvergne-Lauraguais rachète et rénove le château et son domaine, marquant une nouvelle phase de son histoire.

Le site abrite également des infrastructures économiques et fiscales : un poste de gabelle avec un capitaine, ainsi qu’un pont à péage construit en 1839, détruit en 1871 puis rétabli la même année. Le péage est finalement racheté en 1878 par le conseil général de la Mayenne pour 8 500 francs. Une chapelle, attestée en 1728, fait aussi partie des éléments remarquables du domaine, bien que son sort ultérieur reste incertain après une demande de conservation en l’an XII (1803-1804).

Liens externes