Construction du château 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Édifié pour Pierre du Houssay après 1582.
18 octobre 1971
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 18 octobre 1971 (≈ 1971)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ainsi que celles des communs, y compris le pigeonnier (cad. B 147, 150, 151) : inscription par arrêté du 18 octobre 1971
Personnages clés
Pierre du Houssay - Conseiller du roi et maître des requêtes
Commanditaire du château en 1582.
Famille de Loynes de Fumichon - Propriétaires ultérieurs
Résidents privés après du Houssay.
Origine et histoire du Château de la Vallée
Le château de la Vallée, situé dans la commune d’Assigny (département du Cher, région Centre-Val de Loire), est un édifice emblématique de la fin du XVIe siècle. Construit entre 1575 et 1600, il illustre l’architecture résidentielle aristocratique de la Renaissance, avec un corps de logis central encadré de deux ailes asymétriques. L’aile gauche, plus ancienne, se distingue par un pavillon massif orné d’une bretèche en encorbellement, tandis que l’aile droite intègre une tour circulaire surmontée d’un étage carré. Les façades, percées de lucarnes à œils-de-bœuf et volutes, ainsi que les toitures, ont été protégées par une inscription aux Monuments Historiques en 1971.
Le château fut érigé pour Pierre du Houssay, conseiller du roi au parlement de Bretagne et maître des requêtes, qui acquit la seigneurie de la Vallée en 1582. Ce domaine devint ensuite la résidence privée de la famille de Loynes de Fumichon. Les communs, incluant écuries et pigeonnier, complètent l’ensemble architectural. Le site est parfois associé au « domaine mystérieux » du Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, bien que cette hypothèse reste littéraire. Aujourd’hui, une partie des dépendances abrite un centre équestre et des gîtes, témoignant d’une reconversion patrimoniale.
Les intérieurs du château conservent des éléments décoratifs d’origine, notamment des cheminées peintes dans certaines salles. La protection officielle de 1971 couvre les façades et toitures du logis principal, ainsi que celles des communs, soulignant la valeur historique et esthétique de l’ensemble. Le domaine, bien que partiellement accessible, reste un exemple préservé de l’habitat seigneurial de la Renaissance en Berry, marqué par un équilibre entre fonction défensive (bretèches, tour) et résidentielle (lucarnes, décors intérieurs).