Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de La Verdière dans le Var

Château de La Verdière

  • 17 Rue Claude de Forbin
  • 83560 La Verdière
17 Rue Claude de Forbin, 83560 La Verdière, France

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
980
Construction initiale
XIIIe siècle
Premiers agrandissements
1437-1613
Retour aux Castellane
1613
Passage aux Forbin
1750-1767
Travaux de Louis-Roch de Forbin
1789-1799
Pillage pendant la Révolution
1986
Classement monument historique
2003
Sauvetage du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Famille de Castellane - Fondateurs et premiers propriétaires Constructeurs de la forteresse au Xe siècle.
Comtes de Vintimille - Propriétaires (1262-1437) Responsables des premiers agrandissements.
Louis-Roch de Forbin - Officier et mécène Transforme le château (1750-1767).

Origine et histoire

Le château de La Verdière, construit au Xe siècle par la famille de Castellane, était à l’origine une forteresse militaire dominant la route entre Arles et Castellane. Composé de deux salles superposées, il abritait jusqu’à 300 hommes et incluait une chapelle castrale, remplacée plus tard par l’église paroissiale actuelle. Son rôle stratégique et son architecture primitive reflétaient les besoins défensifs de l’époque médiévale en Provence.

Au XIIIe siècle, sous la maison de Vintimille, le château perd progressivement son caractère militaire. Un donjon est ajouté, et une église romane remplace la chapelle primitive. Les travaux se poursuivent jusqu’au XVe siècle, avec des agrandissements vers le nord, la construction de salles voûtées, et l’aménagement d’un jardin appelé « le manège ». L’édifice passe ensuite aux mains des Castellane, puis des Forbin en 1613, marquant le début d’une transformation en résidence seigneuriale.

Entre 1750 et 1767, Louis-Roch de Forbin entreprend d’immenses travaux pour convertir le château en une demeure d’agrément. Une terrasse de 40 mètres, vingt-deux salons, une salle de bal de 30 mètres, et des milliers de mètres carrés de gypseries – parmi les plus beaux de Provence – sont ajoutés. Le château devient alors le plus vaste de la région, accueillant réceptions et parties de chasse. Classé monument historique en 1986, il échappe de peu à la destruction pendant la Révolution française.

Au XIXe siècle, le château, bien que menacé par l’abandon et les dégradations, survit aux révolutions et aux pillages. En 1851, il abrite temporairement 800 soldats révolutionnaires en route vers Aups. Sauvé en 2003 par son propriétaire actuel, il est aujourd’hui ouvert aux visites, malgré des décennies de négligence ayant causé des infiltrations et des risques d’effondrement. Ses 365 portes et fenêtres, ainsi que ses 5 000 m2 de bâtiments, en font un témoignage exceptionnel de l’histoire provençale.

Les décors intérieurs, notamment les gypseries, couvrent plusieurs milliers de mètres carrés et ornent salons, chambres et pièces secondaires. Ces éléments, typiques de l’art provençal des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que l’architecture hybride issue des transformations successives, font du château un joyau patrimonial. L’église, toujours adossée au château, conserve son clocher et son presbytère d’origine médiévale, bien que séparée de la demeure depuis des siècles.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours