éditeur CIM Photo Jean Combier |
Frise chronologique
1364
Occupation par les Routiers
Occupation par les Routiers
1364 (≈ 1364)
Pillage des environs par Perrot Callain.
1365
Destruction ordonnée
Destruction ordonnée
1365 (≈ 1365)
Par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.
fin XVIe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château
fin XVIe siècle (≈ 1695)
Maison forte avec tours et pont-levis.
1770
Château « à la moderne »
Château « à la moderne »
1770 (≈ 1770)
Mentionné par Courtépée comme modernisé.
1926
Travaux de rénovation
Travaux de rénovation
1926 (≈ 1926)
Portes, fenêtres et frontons ajoutés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Perrot Callain - Capitaine des Routiers |
Occupa le château en 1364. |
| Philippe le Hardi - Duc de Bourgogne |
Ordonna sa destruction en 1365. |
| Famille de Choiseul-Traves - Propriétaires au XVIIe |
Reconstruisirent probablement le château actuel. |
| Ferdinand d’Esterno - Agronome et écrivain |
Propriétaire au XIXe siècle. |
Origine et histoire
Le château de la Vesvre, implanté dans la vallée de la Celle à La Celle-en-Morvan (Saône-et-Loire), conserve deux tours médiévales isolées au nord de l’édifice actuel. À la fin du XVIe siècle, il fut reconstruit comme une maison forte fossoyée, dotée de deux corps de logis, cinq tours flanquantes et un pont-levis. Les transformations majeures de 1926, comme les portes, fenêtres et frontons triangulaires, lui donnèrent son aspect actuel, mêlant classicisme et éléments décoratifs modernes.
En 1364, le château fut occupé par les Routiers, mercenaires dirigés par Perrot Callain, qui pillèrent les alentours avant d’être chassés contre une rançon de 2500 francs or. L’année suivante, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi ordonna sa destruction. Au XVe siècle, la seigneurie passa à la famille de Ganay, puis à Claude de Fougère en 1584. La famille de Choiseul-Traves, propriétaire au XVIIe siècle, serait à l’origine de la reconstruction actuelle.
Au XIXe siècle, le domaine appartint à Ferdinand d’Esterno, agronome et écrivain, qui y mena des expériences sur plus de 2000 hectares. Le château, entouré d’un jardin à la française et de terrasses descendant vers la rivière, domine un paysage ordonné de buis et d’ifs. Propriété privée, il ne se visite pas, préservant son histoire entre vestiges médiévaux et réaménagements des XVIIIe et XXe siècles.