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Château de la Ville Der au Roc-Saint-André dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de la Ville Der

    La Ville Der
    56460 Le Roc-Saint-André
Propriété d'une société privée
Château de la Ville Der
Château de la Ville Der
Château de la Ville Der
Château de la Ville Der
Château de la Ville Der
Château de la Ville Der
Crédit photo : XIIIfromTOKYO - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1400
Construction du logis médiéval
1775
Construction des communs
1896–1900
Transformation néo-classique
4 juin 2007
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château, à savoir le logis en totalité, ainsi que les façades et les toitures des communs, des pavillons latéraux de liaison, le portail d'entrée, les douves et le sol de la cour d'honneur (cad. A 142 à 144) : inscription par arrêté du 4 juin 2007

Personnages clés

Arthur Regnault - Architecte Auteur de la restauration néo-classique (1896–1900).
Philippot Guillard - Seigneur médiéval Propriétaire attesté en 1427.
Famille du Lys - Propriétaires (XVIIIe siècle) Commanditaires des communs (1775).

Origine et histoire

Le château de la Ville Der, aussi appelé manoir de la Villeder, est un édifice situé à Val d'Oust, commune déléguée du Roc-Saint-André (Morbihan, Bretagne). Ses origines remontent au XVe siècle, comme en témoignent une tour octogonale et un escalier à vis encore visibles. Le manoir fut profondément transformé entre 1896 et 1900 par l’architecte Arthur Regnault, qui lui donna son style néo-classique actuel, avec une façade symétrique, des pavillons latéraux, et un jardin à la française dans la cour d’honneur.

Avant ces travaux, le domaine avait déjà connu des remaniements majeurs aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment la construction des communs en 1775. La seigneurie, attestée dès le XVIe siècle, appartint successivement à des familles nobles comme les Guillard (XIVe–XVIe siècles), les Lézenet, les Kermeno, ou les du Lys (XVIIIe siècle). Le château, entouré de douves et accessible par un portail en fer forgé, conservait aussi une chapelle privée dédiée à sainte Anne.

Classé Monument Historique en 2007, le château illustre une tendance architecturale de la fin du XIXe siècle : la monumentalisation de manoirs anciens par des ajouts symétriques et des décors inspirés du classicisme français. Les intérieurs, richement ornés (lambris, plafonds peints, cheminées), reflètent ce souci de prestige. Aujourd’hui propriété privée, il se visite partiellement, offrant un témoignage des évolutions architecturales et sociales de la noblesse bretonne.

Le site comprend, outre le logis principal, des communs, deux pavillons encadrant la cour, et une aile en retour d’équerre à l’ouest. Les douves, le portail d’entrée, et le sol de la cour d’honneur sont protégés au titre des monuments historiques. L’architecte Arthur Regnault, actif à Rennes, y a appliqué des principes de restauration alors en vogue, mêlant conservation de vestiges médiévaux et création d’éléments néo-classiques.

Les archives mentionnent des propriétaires successifs comme Philippot Guillard (1427), les Moro (XVIIe siècle), ou les du Boisbaudry (XIXe siècle). La famille Hecht en est propriétaire depuis 1984. Le château, ouvert au public en saison, perpétue ainsi près de six siècles d’histoire, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.

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