Frise chronologique
vers 1400
Construction du logis médiéval
Construction du logis médiéval
vers 1400 (≈ 1400)
Tour octogonale et escalier à vis.
1775
Construction des communs
Construction des communs
1775 (≈ 1775)
Agrandissement du domaine sous les du Lys.
1896–1900
Transformation néo-classique
Transformation néo-classique
1896–1900 (≈ 1898)
Restauration par Arthur Regnault, ajout des pavillons.
4 juin 2007
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 juin 2007 (≈ 2007)
Protection des façades, douves et cour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, à savoir le logis en totalité, ainsi que les façades et les toitures des communs, des pavillons latéraux de liaison, le portail d'entrée, les douves et le sol de la cour d'honneur (cad. A 142 à 144) : inscription par arrêté du 4 juin 2007
Personnages clés
| Arthur Regnault - Architecte |
Auteur de la restauration néo-classique (1896–1900). |
| Philippot Guillard - Seigneur médiéval |
Propriétaire attesté en 1427. |
| Famille du Lys - Propriétaires (XVIIIe siècle) |
Commanditaires des communs (1775). |
Origine et histoire
Le château de la Ville Der, aussi appelé manoir de la Villeder, est un édifice situé à Val d'Oust, commune déléguée du Roc-Saint-André (Morbihan, Bretagne). Ses origines remontent au XVe siècle, comme en témoignent une tour octogonale et un escalier à vis encore visibles. Le manoir fut profondément transformé entre 1896 et 1900 par l’architecte Arthur Regnault, qui lui donna son style néo-classique actuel, avec une façade symétrique, des pavillons latéraux, et un jardin à la française dans la cour d’honneur.
Avant ces travaux, le domaine avait déjà connu des remaniements majeurs aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment la construction des communs en 1775. La seigneurie, attestée dès le XVIe siècle, appartint successivement à des familles nobles comme les Guillard (XIVe–XVIe siècles), les Lézenet, les Kermeno, ou les du Lys (XVIIIe siècle). Le château, entouré de douves et accessible par un portail en fer forgé, conservait aussi une chapelle privée dédiée à sainte Anne.
Classé Monument Historique en 2007, le château illustre une tendance architecturale de la fin du XIXe siècle : la monumentalisation de manoirs anciens par des ajouts symétriques et des décors inspirés du classicisme français. Les intérieurs, richement ornés (lambris, plafonds peints, cheminées), reflètent ce souci de prestige. Aujourd’hui propriété privée, il se visite partiellement, offrant un témoignage des évolutions architecturales et sociales de la noblesse bretonne.
Le site comprend, outre le logis principal, des communs, deux pavillons encadrant la cour, et une aile en retour d’équerre à l’ouest. Les douves, le portail d’entrée, et le sol de la cour d’honneur sont protégés au titre des monuments historiques. L’architecte Arthur Regnault, actif à Rennes, y a appliqué des principes de restauration alors en vogue, mêlant conservation de vestiges médiévaux et création d’éléments néo-classiques.
Les archives mentionnent des propriétaires successifs comme Philippot Guillard (1427), les Moro (XVIIe siècle), ou les du Boisbaudry (XIXe siècle). La famille Hecht en est propriétaire depuis 1984. Le château, ouvert au public en saison, perpétue ainsi près de six siècles d’histoire, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.