Patrimoine classé
Le château à savoir le logis en totalité, al chapelle en totalité, l'aile des anciens communs pour ses façades et toitures, les communs XIXe siècle (bâtiment principal, colombier et grange attenante, mur de l'ancienne serre) pour leurs façades et toitures, la basse-cour pour son sol d'assiette, le jardin potager en totalité, le lavoir pour ses façades et toitures et son bassin, le parc paysager avec ses avenues, allées, douves et pièce d'eau en totalité (cad. B 271 à 279, 281, 283 à 288, 770, 771, 773, 774 ; YI 33, 34 ; ZI 50 et 49 pour la partie circonscrite au chemin contournant la pièce d'eau) : inscription par arrêté du 10 juillet 2014
Personnages clés
| Famille de Farcy - Propriétaire depuis 1647 |
Transmission ininterrompue du domaine. |
| Auguste de Farcy de Cuillé - Évêque de Quimper |
Consacra la chapelle au XVIIIe siècle. |
| Frédéric Jobbé-Duval - Architecte rennais |
Conçut le pavillon néo-Renaissance. |
| Denis et Eugène Bühler - Architectes-paysagistes |
Inspirèrent le parc à l’anglaise. |
Origine et histoire du Château de la Villedubois
Le château de la Villedubois, situé à Mordelles en Ille-et-Vilaine, est un ensemble architectural construit entre le XVIIe et le XIXe siècle. Issu d’un manoir médiéval transformé en une longue bâtisse sobre, il mêle pan de bois, terre crue (bauge) et pierre, reflétant des techniques constructives locales. La chapelle, dédiée au XVIIIe siècle, et les communs agricoles complètent ce domaine, marqué par son histoire protestante et son adaptation aux modes de vie nobles.
Acquis en 1647 par la famille de Farcy, originaire de Normandie et implantée en Bretagne, le château reste leur propriété. Centre protestant pendant les guerres de la Ligue, il évolue au XIXe siècle avec la création d’un parc à l’anglaise, remplaçant les anciens jardins. Le corps de logis, unifié par des remaniements du XIXe siècle, conserve des éléments médiévaux comme des poutres peintes aux armoiries familiales.
L’architecture intègrent des styles variés : façade sud aux fenêtres basses pour profiter de la lumière, pavillon néo-Renaissance ajouté au XXe siècle, et dépendances en terre (bauge) typiques de la région. La chapelle baroque, avec son portail en tuffeau orné des armes des de Farcy, et le colombier circulaire en terre illustrent la diversité des constructions. Le domaine, inscrit aux Monuments historiques en 2014, témoigne d’une seigneurie adaptée aux évolutions sociales et paysagères.
Le château comprend aussi une basse-cour avec grange, un jardin potager déplacé au XIXe siècle, et un réseau de douves partiellement conservé. Les intérieurs, comme la salle de chasse aux poutres peintes ou la bibliothèque, mêlent décors des XVIIe–XIXe siècles. L’ensemble, structuré autour d’un parc paysager inspiré des frères Bühler, reflète l’influence des tendances architecturales et horticoles de l’époque.
La famille de Farcy, huguenote et originaire de Pont-Farcy (Calvados), a marqué l’histoire du domaine. Leur présence continue depuis 1647 en fait un rare exemple de transmission ininterrompue. Le château, avec ses éléments défensifs (fossés) et ses espaces agricoles, illustre la transition entre manoir médiéval et résidence noble moderne, tout en conservant des traces de son passé protestant et seigneurial.