Frise chronologique
1366
Propriété des Saint-Trivier
Propriété des Saint-Trivier
1366 (≈ 1366)
Le fief appartient à cette famille noble.
XIVe siècle
Construction de la maison forte
Construction de la maison forte
XIVe siècle (≈ 1450)
Première mention d'une fortification sur le site.
1503
Acquisition par Gabriel de Seyssel
Acquisition par Gabriel de Seyssel
1503 (≈ 1503)
Passage aux barons d'Aix.
1640
Confiscation à Jean Bouchin
Confiscation à Jean Bouchin
1640 (≈ 1640)
Terre attribuée à Jacques Bretagne.
milieu du XVIe siècle
Transmission aux Seyssel-La Chambre
Transmission aux Seyssel-La Chambre
milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Branche cadette hérite de la seigneurie.
1680
Mariage avec Marie-Bernarde Bretagne
Mariage avec Marie-Bernarde Bretagne
1680 (≈ 1680)
Domaine passe aux Deschamps.
XXe siècle
Propriété des Mlles Mayer et Lamberet
Propriété des Mlles Mayer et Lamberet
XXe siècle (≈ 2007)
Dernières propriétaires connues avant aujourd’hui.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Saint-Trivier (famille) - Premiers seigneurs attestés |
Propriétaires du fief en 1366. |
| Gabriel de Seyssel - Baron d'Aix |
Acquiert le domaine en 1503. |
| Jean Bouchin - Conseiller au bailliage de Beaune |
Dépouillé du château en 1640. |
| Jacques Bretagne - Nouveau propriétaire en 1640 |
Bénéficiaire de la confiscation. |
| Nicolas Deschamps - Seigneur de Riel-Dessus |
Époux de Marie-Bernarde Bretagne en 1680. |
| Françoise Vignier - Directrice de publication |
Auteure du *Guide des Châteaux* (1985). |
Origine et histoire
Le château de la Villeneuve, implanté sur un terrain plat à La Genête (Saône-et-Loire), trouve ses origines au XIVe siècle avec une maison forte mentionnée pour la première fois. Ce fief, initialement propriété des Saint-Trivier en 1366, passe ensuite entre les mains de familles nobles comme les Seyssel au XVIe siècle. Au XVIIe siècle, les textes décrivent un pavillon élégant entouré de fossés, accessible par un pont-levis et un pont dormant. Aujourd’hui, il n’en subsiste qu’un bâtiment rectangulaire aux toits caractéristiques, ainsi qu’un pigeonnier et une grange en pans de bois, témoins de son passé seigneurial.
L’histoire du domaine est marquée par des changements de propriétaires influents : confisqué en 1640 à Jean Bouchin au profit de Jacques Bretagne, il est transmis par mariage à Nicolas Deschamps en 1680. Les Deschamps, dont les armoiries d’azur à trois chardons d’or ornent l’histoire du lieu, conservent le château jusqu’à la Révolution. Au XXe siècle, le domaine appartient aux demoiselles Mayer et Lamberet. Bien que les fossés aient été comblés et que le site soit une propriété privée non ouverte au public, l’édifice conserve des éléments remarquables comme des boiseries peintes du XVIe siècle, originaires d’un hôtel de Valence.
Architecturalement, le château actuel se compose d’un corps de logis en brique et pierre, couvert d’un toit à deux versants, flanqué d’un pavillon en avancée à l’ouest. Le rez-de-chaussée surélevé, l’étage carré et les lucarnes à croupes débordantes reflètent les canons esthétiques du XVIIe siècle. Le crépi ocre et les grandes baies ajoutent à son charme, tandis que le pigeonnier carré et la grange en appareil mixte (bois et brique) complètent cet ensemble seigneurial. Le site illustre l’évolution des maisons fortes en résidences d’agrément, typique de la Bourgogne-Franche-Comté.
Les sources historiques, comme Le Guide des Châteaux de France (1985) sous la direction de Françoise Vignier, confirment l’importance patrimoniale du château de la Villeneuve. Bien que peu documenté dans les archives grand public, son parcours reflète les dynamiques foncières et architecturales de la région, entre héritages médiévaux et transformations modernes. La présence de boiseries du XVIe siècle, réemployées depuis Valence, souligne aussi les échanges artistiques entre les provinces françaises à la Renaissance.