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Château de la Villette en Mayenne

Château de la Villette


    Longuefuye

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1700
1800
1900
2000
1794 (an II)
Arrestation de Pierre et Jacques Abafour
13 septembre 1799
Rassemblement militaire de Gaullier
XIXe siècle
Disparition de la tour médiévale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Marin-Pierre Gaullier - Chef de division militaire Organisa un rassemblement au château en 1799.
Louis Coquereau - Adjudant-major et ancien caché Participa à la réunion de 1799 après deux ans de clandestinité.
Pierre et Jacques Abafour - Habitants de la Petite-Villette Arrêtés en 1794 pour brigandage, puis acquittés.

Origine et histoire

Le château de la Villette est un édifice situé à Longuefuye, dans le département de la Mayenne, en région Pays de la Loire. À 500 mètres du bourg, il est traversé par le ruisseau de la Villette, affluent des Aillères. Ce fief relevait historiquement de la seigneurie de Forges et, en arrière-fief, de celle d'Entrammes. Les archives mentionnent un manoir sur les cartes anciennes, ainsi qu’une maison seigneuriale entourée de garennes, de vignes et jouissant de droits dans l’église locale.

Pendant la Révolution française, le site fut un lieu de rassemblement militaire. Le 13 septembre 1799, la division de Marin-Pierre Gaullier s’y organisa pour dénombrer les levées des cantons voisins. Louis Coquereau, caché deux ans durant la Terreur avant de réapparaître comme adjudant-major, y participa. Le château abritait aussi une cachette murée ayant servi de refuge à des prêtres réfractaires. Deux habitants de la Petite-Villette, Pierre et Jacques Abafour, arrêtés en 1794 pour « brigandage », furent finalement acquittés.

Architecturalement, le château se compose d’un corps de logis rectangulaire flanqué d’une tourelle en façade. Un pavillon isolé, peut-être une ancienne chapelle, et une tour disparue au XIXe siècle, vestige d’un manoir plus ancien entouré de douves, complétaient l’ensemble. À la fin du XIXe siècle, les salons conservaient des portraits de la famille Guays des Touches, témoignages des anciens seigneurs des lieux.

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